28 June 2006, Vol. 9, No. 25
Le 28 juin 2006, vol. 9, n o 25
Capt Kevin Schamuhn, A Coy 1, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry from Edmonton, Alta. is standing guard in a market just outside of Kandahar City, Afghanistan. Le Capt Kevin Schamuhn, de la Cie A, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry d’Edmonton, en Alberta, fait le guet dans un marché à l’extérieur de la ville de Kandahar, en Afghanistan.
Page 6
In this week’s issue/Cette semaine, dans ce numéro Air show/Spectacle aérien ................................................................................................ 4 CANOSCOM/COMSOCAN .................................................................................................... 7 Air Force / Force aérienne .............................................................................................. 8-9 Navy / Marine .............................................................................................................. 10-11 Army / Armée .............................................................................................................. 12-13 CFPN/BPFC, CIV NEWS/NOUVELLES CIV .................................... Supplements/Suppléments
Building named after Canada’s most decorated native soldier
By Sgt Peter Moon
The headquarters of the 3rd Canadian Ranger Patrol Group at CFB Borden has been named the Corporal Francis Pegahmagabow, MM Building in honour of Canada’s most decorated Aboriginal soldier. Cpl Pegahmagabow, an Ojibway from what is now the Shawanaga First Nation near Parry Sound, Ont., joined the Canadian Army within days of Canada’s declaration of war on Germany in August, 1914. He volunteered for overseas service and served as a scout and sniper in France. He received a gunshot wound to the leg and was buried by shell explosions. He is unofficially credited with 378 kills as a sniper. His exploits made him one of only 38 Canadians to be awarded a Military Medal and two bars in the First World War. “He is a great role model for all Canadians,” said James Bartleman, Ontario’s lieutenant-governor, who joined Marie Anderson, Cpl Pegahmagabow’s daughter, in unveiling a portrait and a cairn at the naming ceremony.
The parade was attended by senior CF members, Aboriginal leaders and many members of the Pegahmagabow family, including grandchildren and great-grandchildren. It featured a quarter guard, a military band, veterans, the Wasauksing Pegahmagabow Drum group and traditional Aboriginal ceremonies. “I’m astonished,” said Ms. Anderson. “I never expected all this. I’m so proud of my daddy. I could feel his presence with me today. I almost broke down in tears and he never liked us to do that. I’m going to remember this day forever.” Her father returned to his reserve after the war and, in contrast with nonAboriginal veterans, was forced to live under the then Indian Act, which restricted his movements and activities. Cpl Pegahmagabow and other natives joined up in the cause of a freedom that they themselves did not enjoy, said Mr. Bartleman. “On his return he was required to bear arms of a different nature,” said Merle Pegahmagabow, a grandson. “His fight was to improve the living conditions of the Indians of Canada.”
His father served as chief of his First Nation from 1921-25 and from 1942-45 and as a councillor from 1933-36. He was one of the founders of the Brotherhood of Canadian Indians, the first national Aboriginal organization, and served a term as supreme chief of
the National Indian Government. He died in 1952. “It’s taken a long time,” his grandson said, “but I think the Canadian Forces did justice to my grandfather today.”
Sgt Moon is the PA Ranger for 3CRPG at CFB Borden.
SGT PETER MOON
Marie Anderson, daughter of Cpl Francis Pegahmagabow, Canada's most decorated Aboriginal soldier, unveils a cairn honouring her father at CFB Borden, with the help of James Bartleman, Ontario's lieutenant-governor, behind her. Marie Anderson, la fille du Cpl Francis Pegahmagabow, le soldat autochtone ayant reçu le plus grand nombre de décorations, dévoile un cairn en l’honneur de son père à la BFC Borden, sous le regard de James Bartleman, le lieutenant-gouverneur de l’Ontario.
Un édifice en l’honneur du soldat autochtone canadien ayant reçu le plus grand nombre de décorations
par le Sgt Peter Moon
Le QG du 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens de la BFC Borden portera désormais le nom d’Édifice Caporal Francis Pegahmagabow, MM, en l’honneur du soldat autochtone canadien ayant reçu le plus grand nombre de décorations. Le Cpl Pegahmagabow, un Ojibwa, aujourd’hui la Première nation de Shawanaga, près de Parry Sound, en Ontario, s’enrôle dans l’Armée canadienne quelques jours après que le Canada déclare la guerre à l’Allemagne, en août 1914. Il se porte volontaire pour servir outre-mer. Il est éclaireur et tireur d’élite en France. Il est blessé par balle à la jambe et enterré sous les explosions d’obus. En
tant que tireur d’élite, on lui attribue 378 victimes. Ses exploits durant la Première Guerre mondiale lui valent une Médaille militaire et deux agrafes, un honneur décerné à seulement 38 Canadiens. « C’est un excellent modèle pour tous les Canadiens », affirme James Bartleman, lieutenant-gouverneur de l’Ontario, qui s’est joint à Marie Anderson, la fille du Cpl Pegahmagabow, pour dévoiler un portrait et un cairn lors de la cérémonie d’inauguration. Des militaires haut gradés des FC, des chefs autochtones et beaucoup de membres de la famille Pegahmagabow, dont des petits-enfants et des arrièrespetits-enfants, ont assisté au défilé auquel prenaient part une garde de caserne, une musique militaire, des anciens combattants, le groupe de percussions
Wasauksing Pegahmagabow et des personnes exécutant des cérémonies autochtones traditionnelles. « Je suis époustouflée », déclare Mme Anderson. « Je ne m’attendais pas à tout cela. Je suis si fière de mon père. J’ai ressenti sa présence à mes côtés aujourd’hui. J’ai presque éclaté en sanglots, mais il n’aurait pas voulu. Je me souviendrai toujours de cette journée. » Son père est revenu à la réserve après la guerre et, contrairement aux anciens combattants non autochtones, il a été forcé de vivre selon les dispositions de la Loi sur les Indiens, qui limitaient ses déplacements et ses activités. Le Cpl Pegahmagabow ainsi que d’autres Autochtones ont lutté pour une liberté dont ils ne pouvaient pas jouir eux-mêmes, explique M. Bartleman.
« À son retour, il a dû prendre des armes d’une toute autre nature », souligne Merle Pegahmagabow, l’un de ses petits-fils. « Il a lutté pour améliorer les conditions des Indiens du Canada. » Le Cpl Pegahmagabow a été chef de sa Première nation de 1921 à 1925, et de 1942 à 1945. Il a aussi été conseiller de 1933 à 1936. Il a été cofondateur du Brotherhood of Canadian Indians, la première organisation autochtone nationale. Il a aussi fait un mandat en tant que chef suprême du gouvernement indien national. Il est décédé en 1952. « Il en a fallu du temps, mais aujourd’hui, je crois que les Forces canadiennes ont rendu justice à mon grand-père. »
Le Sgt Moon est le Ranger responsable des AP auprès du 3 GPRC à la BFC Borden.
Attention readers
The Maple Leaf will be on a summer schedule starting July 5. We will be publishing every two weeks.
SUBMISSIONS / SOUMISSIONS WRITERS / RÉDACTION
Avis à nos lecteurs
À compter du 5 juillet, La Feuille d’érable sera publiée deux fois par mois pour la saison estivale.
Submissions from all members of the Canadian Forces and civilian employees of DND are welcome; however, contributors are requested to contact Cheryl MacLeod at (819) 997-0543 in advance for submission guidelines. Articles may be reproduced, in whole or in part, on condition that appropriate credit is given to The Maple Leaf and, where applicable, to the writer and/or photographer. Nous acceptons des articles de tous les membres des Forces canadiennes et des employés civils du MDN. Nous demandons toutefois à nos collaborateurs de communiquer d’abord avec Cheryl MacLeod, au (819) 997-0543, pour se procurer les lignes directrices. Les articles peuvent être cités, en tout ou en partie, à condition d’en attribuer la source à La Feuille d’érable et de citer l’auteur du texte ou le nom du photographe, s’il y a lieu.
Cheryl MacLeod
(819) 997-0543 macleod.ca3@forces.gc.ca
Marie-Chantale Bergeron Kristina Davis
(819) 997-0705 (819) 997-0741
The Maple Leaf
ADM(PA)/DMCS, 101 Colonel By Drive, Ottawa ON K1A 0K2
Maj Ric Jones
MANAGING EDITOR / RÉDACTEUR EN CHEF (819) 997-0478
D-NEWS NETWORK / RÉSEAU D-NOUVELLES
Guy Paquette
TRANSLATION / TRADUCTION
(819) 997-1678
La Feuille d’érable
SMA(AP)/DMSC, 101, promenade Colonel By, Ottawa ON K1A 0K2
E-MAIL
ENGLISH EDITOR / RÉVISEURE (ANGLAIS) Cheryl MacLeod (819) 997-0543 FRENCH EDITOR / RÉVISEURE (FRANÇAIS) Lyne Mathieu (819) 997-0599 GRAPHIC DESIGN / CONCEPTION GRAPHIQUE Isabelle Lessard (819) 997-0751
Translation Bureau, PWGSC / Bureau de la traduction, TPSGC
PRINTING / IMPRESSION
/ TÉLÉCOPIEUR: (819) 997-0793 / COURRIEL: mapleleaf@dnews.ca WEB SITE / SITE WEB: www.forces.gc.ca
FAX
Performance Printing, Smiths Falls
ISSN 1480-4336 • NDID/IDDN A-JS-000-003/JP-001
PHOTO PAGE 1: CPL ROBIN MUGRIDGE
The Maple Leaf is the weekly national newspaper of the Department of National Defence and the Canadian Forces, and is published under the authority of the Assistant Deputy Minister (Public Affairs). Views expressed in this newspaper do not necessarily represent official opinion or policy.
La Feuille d’érable est le journal hebdomadaire national de la Défense nationale et des Forces canadiennes. Il est publié avec l’autorisation du Sousministre adjoint (Affaires publiques). Les opinions qui y sont exprimées ne représentent pas nécessairement la position officielle ou la politique du Ministère.
2
June 28 juin 2006
Pour sauver des vies sur le champ de bataille
par le Cpl Martin Roy
GARNISON VALCARTIER — Les soldats du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment (1 R22eR), qui effectuent une montée en puissance depuis l’hiver dernier, se préparent pour la dure réalité du champ de bataille. L’entraînement qu’ils reçoivent avant de partir leur permettra de sauver des vies. En plus de savoir comment se battre, ils devront être en mesure de prodiguer des soins rapidement et efficacement aux blessés. Durant la semaine du 29 mai au 2 juin, on a dispensé un cours portant sur les « Soins tactiques des blessés au combat » à la Garnison Valcartier. Ce cours intensif de cinq jours a été donné pour la toute première fois à 60 membres de la Force opérationnelle du groupe-bataillon du 1 R22eR. Les candidats ont commencé par une partie théorique répartie sur deux jours. Le troisième jour, les candidats ont eu l’occasion de mettre en pratique les connaissances acquises sur des mannequins au Centre de simulation de la Garnison Valcartier. L’évaluation sur le terrain s’est déroulée les deux derniers jours. Dans le but d’évaluer l’apprentissage des candidats, on a conçu des scénarios des plus
réalistes dans les secteurs d’entraînement. Cette évaluation a validé les réactions ainsi que l’application des connaissances médicales et tactiques. Pendant le cours, on enseigne trois techniques médicales permettant de sauver des vies sur le champ de bataille moderne. La première est l’utilisation du garrot pour prévenir les pertes sanguines. La deuxième est la décompression à l’aiguille dans le thorax afin de décomprimer un poumon affecté. La troisième, qui se nomme « canule naso-pharyngée », consiste en l’insertion d’un tube de caoutchouc dans une narine afin de maintenir les voies respiratoires du patient ouvertes. L’application de ces simples techniques augmente les chances de survie des blessés de l’ordre de 10 à 15 %. À l’avenir, ce cours qui est présentement d’une durée de cinq jours sera prolongé de cinq jours additionnels afin d’assurer un entraînement de haut calibre. Les candidats disposeront alors de plus de temps de pratique et seront évalués plus longuement lors des scénarios tactiques. Ils passeront alors près de la moitié du cours en campagne, effectuant des exercices complexes et exigeants.
Notre objectif est d’offrir un cours à toutes les unités qui feront une montée en puissance. Précisons que ce cours vient approfondir la formation dans le domaine des premiers soins que tous les militaires reçoivent actuellement. Ce qui est visé est d’avoir dans chaque section des soldats capables de donner des soins médicaux d’urgence.
Les soins tactiques sont prodigués uniquement en théâtre opérationnel étranger. Ce cours correspond aux exigences des métiers de combat. Ce premier cours a été un franc succès et je profite de l’occasion pour remercier tous les participants et tout le personnel y ayant pris part de près ou de loin.
CPL JEAN-SYLVAIN LEBLANC
Les Caporaux Matthieu Desnoyers et Martin Guillemette en pleine action lors d’une évacuation. Cpl Matthieu Desnoyers and Cpl Martin Guillemette in full flight during an evacuation.
To save lives on the battlefield
By Cpl Martin Roy
VALCARTIER GARRISON — The soldiers of the 1st Battalion, Royal 22e Régiment (1 R22eR), who have been in a state of high-readiness since last winter, are preparing to deal with the hard reality of the battlefield. The training they are undergoing before their departure will ultimately help them save lives. In addition to having combat skills, they must be capable of providing casualties with rapid and effective medical care. During the week of May 29 to June 2, a course was given on “Combat Casualty Care” at Valcartier Garrison. This intensive five-day course was given for the first time to 60 members of the
Battalion Group Task Force of 1 R22eR. The candidates began with a theory section spread over two days. On the third day, they had an opportunity to put into practice the skills they had acquired on mannequins in the Simulation Centre at Valcartier Garrison. The field assessment was administered over the final two days. To assess the candidates’ abilities, highly realistic scenarios were organized in the training areas. The assessment tested the candidates’ reactions and their ability to apply their medical and tactical knowledge. The course teaches three medical techniques proven to save lives on the modern battlefield.
The first involves the application of a tourniquet to prevent loss of blood. The second technique calls for the needle decompression of the chest, used to decompress an affected lung. The third, referred to as ”pharyngeal connula”, involves the insertion of a rubber tube into a nostril to open a patient’s airways. The application of these simple techniques can increase a patient’s chances of survival by 10 to15 percent. In future, the five-day course will be extended by an extra five days to further improve the quality of the training. This will give the candidates more practice time and allow them to be more intensively evaluated through tactical scenarios. As a result, they will spend
nearly half the course in the field conducting complex and demanding exercises. Our objective is to dispense this course to all units who are developing their skills. And it must be understood that this course builds on the first aid training currently offered all CF members. Our ultimate goal is to have soldiers in every section who are capable of providing emergency medical care. Tactical care is provided solely in foreign theatres of operation. This course meets the requirements of the combat trades. This first course was an unequivocal success, and I would like to take this opportunity to thank everyone involved, no matter how indirect their contribution.
Grannies had special visitor
Gladys Osmond and Bertha Young, 103 years old (in bed), the oldest member of the Granny Brigade—a group of seniors in Newfoundland who regularly send letters to CF members—are visited by the Chief of Defence Staff, Gen Rick Hillier June 7. During his visit to the Springdale area nursing home, the CDS presented Ms. Osmond with the Medallion for Distinguished Service. The founding member of the Brigade, Ms. Osmond—last year alone—spearheaded the sending of some 10 000 letters. She writes about the weather and local happenings and still keeps in touch with the first soldiers she ever corresponded with.
De la grande visite pour les mamies
Le 7 juin, Gladys Osmond qui, à 103 ans est la doyenne de la Brigade des mamies – un groupe de personnes âgées de Terre-Neuve-et-Labrador qui correspondent régulièrement avec les membres des FC – et Bertha Young (au centre), ont reçu la visite du chef d’état-major de la Défense, le Gén Rick Hillier. Lors de sa visite à la résidence pour personnes âgées de la région de Springdale, le CEMD a remis le Médaillon des Forces canadiennes pour service distingué à Mme Osmond. L’an dernier seulement, Mme Osmond, la fondatrice du mouvement, a orchestré l’envoi de quelque 10 000 lettres. Elle y parle du temps qu’il fait et donne des nouvelles de son coin de pays. Elle écrit toujours aux premiers soldats avec lesquels elle a commencé son projet.
June 28 juin 2006
3
La Réserve navale au Spectacle aérien international de Québec
par Marie-Chantale Bergeron
Les 10 et 11 juin derniers, malgré une météo défavorable, 45 000 courageux, parapluie en main, ont pu rencontrer des membres des trois commandements des FC, au 13e Spectacle aérien international de Québec. Pour la première fois de son histoire, le spectacle comprenait, en plus des avions et des véhicules de l’Armée, de l’équipement de la Réserve navale, dont un camion de plongée et un canot pneumatique à coque rigide. Cette présence de l’Armée, de la Marine et de la Force aérienne s’inscrivait dans le cadre de l’opération CONNECTION. « Pour le rayonnement des FC, ce fut un succès phénoménal », indique le Lieutenant Christian Courtemanche, officier des affaires publiques à la BFC Bagotville. Selon lui, les gens étaient très surpris de découvrir la Marine sur place. « On s’attend toujours à voir des Leopard, des “LAV” (VBL – véhicule blindé léger), de l’équipement de fantassin ou d’ingénieur de combat, mais les gens étaient surpris de pouvoir parler avec des marins, de pouvoir un peu démystifier la Marine. » Les visiteurs ont joué de chance, car à ce moment de l’année, la plupart des marins se trouvent sur des navires. Pourtant, quelques plongeurs et manœuvriers étaient
présents pour répondre aux questions des intrigués. « Une trentaine semblait intéressée à s’enrôler », affirme le Capitaine de corvette Michel Audy, commandant du NCSM Montcalm. D’ailleurs, le Capc Audy a apprécié sa première visite au spectacle et a trouvé le tout très enrichissant : « C’était bien organisé. Il y avait un commentateur qui
nous expliquait ce qui se passait et où regarder. J’ai appris de nouvelles choses.» Néanmoins, ce sont les aéronefs qui ont volé la vedette. Certains visiteurs ont patienté plus de deux heures pour accéder au CF-18 statique. Les gens venaient du NouveauBrunswick, de la Nouvelle-Écosse ou des États-Unis. « J’ai rencontré du monde des
LT CHRISTIAN COURTEMANCHE
Qu’on soit grand ou petit, les avions font toujours l’unanimité, au grand plaisir des membres des FC. The planes are always the big draw for both young and old, much to the pleasure of the CF members.
Cantons de l’Est, des Laurentides, du Vermont et de l’Ontario », mentionne le Lt Courtemanche. Le mauvais temps n’aura pas seulement eu raison de l’achalandage – on attendait plus de 125 000 visiteurs – mais aussi des prestations. « Plus le plafond est bas, moins c’est spectaculaire », explique le Lt Courtemanche. Cette année, il n’y a pas eu de vrille ou de chandelle. Non pas que les pilotes étaient incapables d’exécuter les manœuvres, mais avec un plafond de 457,2 à 609,6 mètres, les gens pouvaient difficilement apercevoir les avions au-dessus des nuages. Ce fut tout aussi décevant pour les aviateurs qui n’ont pas pu démontrer leur savoir-faire. Les spectacles aériens se déroulent normalement à une altitude de 1524 à 2133,6 mètres. Toutefois, les questions restent toujours les mêmes. « Les gens sont curieux de savoir quelle est la vitesse et la force des appareils, surtout les plus jeunes qui veulent devenir pilotes », affirme le Lt Courtemanche, qui s’est empressé de les diriger vers le kiosque de recrutement. Enfin, il semble que les visiteurs ont profité de l’occasion pour manifester leur support aux troupes postées outre-mer. « Les gens venaient nous voir pour nous serrer la main et nous dire “On vous supporte” », a-t-il indiqué.
Naval Reserve at the Québec City air show
By Marie-Chantale Bergeron
Despite threatening skies, 45 000 courageous souls, umbrellas in hand, turned out to meet members of the three CF commands at the 13th Québec City International Air Show June 10-11. For the first time in its history, the show included not only aircraft and Army vehicles, but also Naval Reserve equipment, including a diving support vehicle and a rigid hull inflatable boat. The Army, Navy and Air Force were participants at the show as part of Operation CONNECTION. “It was a phenomenal success from the point of view of boosting appreciation for the CF,” said Lieutenant Christian Courtemanche, public affairs officer, 3 Wing Bagotville.
Lt Courtemanche found people were very surprised to see the Navy in attendance. “They were expecting to see Leopard tanks, LAVs and combat soldier and engineer equipment and were surprised to be able to talk to Navy personnel and get some insight into their work.” Visitors were fortunate, because at this time of year, most CF sailors are onboard ship. However, a few divers and boatswains were present to answer questions from curious visitors. “There were about 30 people who appeared interested in enlisting,” said LieutenantCommander Michel Audy, commander of HMCS Montcalm. LCdr Audy said he enjoyed his first visit to the show and found it a very educational experience. “It was well
organized. There was a commentator who explained what was going on and what to look for. I learned some new things.” However, the aircraft were the stars of the show. Some visitors waited over two hours to climb aboard the static CF-18. Spectators came from New Brunswick, Nova Scotia and the US.“I met people from the Eastern Townships, the Laurentians, Vermont and Ontario,” said Lt Courtemanche. The poor weather affected not only attendance—over 125 000 visitors were expected—but also performances. “The lower the cloud ceiling, the less spectacular the show,” explained Lt Courtemanche. This year, there were no spins or steep climbs. Not because the pilots couldn’t perform these manoeuvres,
but because, of a ceiling of 457.2 metres to 609.6 metres, spectators couldn’t really see the planes above the clouds. This was just as disappointing to the pilots who did not have an opportunity to show off their skills. Air shows are generally done at an altitude of 1 524 to 2 133.6 metres. However, the questions are always the same.“People want to know how fast and strong the planes are, especially the youngsters who want to be pilots,” said Lt Courtemanche, who made a point of directing them to the recruitment kiosk. This year, it seemed that people also turned out to show their support for the Canadian troops deployed overseas. “People came to shake our hands and say ‘We’re behind you’,” said Lt Courtemanche.
CANEX raises $10,000 for the Military Police Fund for Blind Children
For a fourth year, the CANEX annual Trim our Tree for a Toonie Campaign to benefit the Military Police Fund for Blind Children (MPFBC) has proven to be an incredible success; earning a record $10 000. Presenting campaign earnings recently to the Military Police Fund for Blind Children; CANEX VP Mac McMillan (left to right), CANEX President Gerry Mahon, Chair of MPFBC LCol Dave Shuster, Secretary of MPFBC LCdr Lucie Tremblay, CANEX Merchandise and Marketing Director Brian Tweedle.
Le CANEX amasse 10 000 $ destinés au Fonds de la police militaire pour les enfants aveugles
Pour la quatrième année, la campagne « Décorez notre sapin pour un petit deux » destinée au Fonds de la police militaire pour les enfants aveugles (FPMEA) a remporté un immense succès et a permis d’amasser la somme record de 10 000 $. Sur la photo, on aperçoit les représentants qui remettent les profits aux responsables du FPMEA. De gauche à droite, le vice-président du CANEX, Mac McMillan, le président du CANEX, Gerry Mahon, le président du FPMEA, le Lcol Dave Shuster, la secrétaire du FPMEA, le Capc Lucie Tremblay, et le directeur de la marchandise et du marketing du CANEX Brian Tweedle.
LYNDON GOVEAS
4
June 28 juin 2006
Hôpital Montfort ground breaking means new home for health care clinic
By Gloria Kelly
Construction is underway on the new home for the CF Health Care Clinic in Ottawa, with the long-awaited move anticipated in early 2008. The clinic will be part of the $275 million expansion to the Hôpital Montfort and will create a significant partnership between the CF Health Services system
and the highly regarded teaching hospital. At a gala ceremony on June 5, Member of Parliament Royal Galipeau, representing Defence Minister Gordon O’Connor, said the groundbreaking was an exciting day for the CF and was the culmination of many years of determined planning and hard work. “With some 9 000 CF members in the National Capital Region, Hôpital Montfort, a fully bilingual, community
PHOTOS: JILLIAN VAN ACKER
Members of the official party turn the ceremonial sod to mark the beginning of construction for a major expansion to Hôpital Montfort. The new CF medical clinic serving 9 000 members in the NCR with additional national specialist care capabilities located within the expanded facility. Des dignitaires assistent à l’inauguration des travaux d’expansion de l’hôpital Montfort. La nouvelle clinique médicale des FC desservira 9000 membres des FC dans la RCN et offrira des soins spécialisés dans ses nouvelles installations.
teaching hospital with an excellent reputation as a quality heath care provider, is an ideal partner for DND,” he said. Mr. Galipeau went on to say the new clinic, like the one it is replacing, will offer a wide range of services, including basic medical care, dental care, pharmaceutical services, physio and counselling. Through a service agreement Hôpital Montfort will become the primary provider of such things as emergency services, in-hospital care, surgery, radiology and other specialized lab services. “The partnership between the Department of National Defence and the Hôpital Montfort has been a success thus far and I am very hopeful—and I know the Canadian Forces are too—that the productive partnership will continue for decades to come,” he said. Funding to build the major expansion to Hôpital Montfort is a joint agreement between the hospital itself and the Province of Ontario that is contributing $185 million towards the capital construction costs. The total construction project will be finished in 2009. The CF hopes to be into its new clinic in 18-24 months. EllisDon Corporation, a well-known firm in the realm of major infrastructure projects won the construction contract. The estimated cost to DND over a
20-year period is $185 million. “This is an investment in the health care of our personnel,” says Commodore Margaret Kavanagh, commander of the CF Health Services Group. “The move to the Montfort facility will allow us to enhance the level of care we provide in both primary care and specialized services.” Cmdre Kavanagh believes there are many advantages that will come forth with the move and partnership.“With the partnership we will be able to bring about enhancement in the area of maintenance of clinical skills for our professional medical staff as this is a well respected teaching facility and offers to the community a wide spectrum of care.” “With this partnership, military personnel needing in-hospital care will receive it in a facility adjacent to the clinic where continuity of care will be facilitated,” she said. “With this move a wide range of health services will be available under one roof in a state of the art medical facility.” When the clinic makes the move to Hôpital Montfort it is still not clear what the fate of the building long known simply as NDMC (National Defence Medical Centre), which also accommodates the headquarters of the CF health Services Group, will be.
Ms. Kelly is a PAO with the CF H Svcs Gp.
Premier coup de pioche à l’hôpital Montfort : un nouvel endroit pour une clinique de soins de santé des FC
par Gloria Kelly
Les travaux de construction de la nouvelle clinique de soins de santé des FC à Ottawa ont débuté. On prévoit que le déménagement aura lieu au début de l’année 2008. La clinique fera partie de l’annexe à l’hôpital Montfort, un projet de 275 millions de dollars, et créera un partenariat important entre les Services de santé des FC et l’hôpital d’enseignement d’excellente réputation. Lors d’une cérémonie d’inauguration des travaux, le 5 juin, le député Royal Galipeau, représentant le ministre de la Défense Gordon O’Connor, a affirmé que c’était une journée importante pour les FC et que le premier coup de pioche marquait la culmination de plusieurs années de planification et d’efforts acharnés. « Comme on retrouve environ 9000 membres des FC dans la région de la capitale nationale, l’hôpital Montfort – un hôpital d’enseignement pleinement bilingue qui jouit d’une bonne réputation comme fournisseur de soins de santé de qualité – était le partenaire idéal pour le MDN », a-t-il déclaré. M. Galipeau a ajouté que la nouvelle clinique, comme celle qu’elle vient remplacer, offrira un vaste éventail de services, notamment des soins médicaux de base, des soins dentaires, des services pharmaceutiques, de la physiothérapie et des services de consultation. Grâce à une entente de services, l’hôpital Montfort June 28 juin 2006
deviendra le premier fournisseur de services tels que les services d’urgence, les soins hospitaliers, la chirurgie, la radiologie et des services de laboratoire spécialisés. « Le partenariat entre le ministère de la Défense nationale et l’hôpital Montfort a été des plus fructueux jusqu’à présent. C’est pourquoi j’espère fermement – et je sais que c’est le cas pour les Forces canadiennes également – que ce partenariat se poursuivra pendant des décennies », a-t-il signalé. Le financement pour les travaux d’agrandissement majeurs de l’hôpital Montfort découle d’une entente conjointe entre l’hôpital et la province de l’Ontario, qui fournit 185 millions de dollars pour les dépenses en capital liées à la construction. Le projet sera terminé en 2009. Les FC espèrent pouvoir emménager dans leurs nouveaux locaux d’ici 18 à 24 mois. La société EllisDon, une sommité dans le domaine des projets d’infrastructure majeurs, a décroché le contrat de construction. On estime que le projet coûtera 185 millions de dollars au MDN sur une période de 20 ans. « Il s’agit d’un investissement dans les soins de santé de notre personnel », a expliqué le Commodore Margaret Kavanagh, commandant du Groupe des services de santé des FC. « Le déménagement à Montfort nous permettra de rehausser le niveau de soins que nous offrons, tant pour les soins de base que pour les soins spécialisés. » Le Cmdre Kavanagh croit que le déménagement et le partenariat entraîneront beaucoup d’avantages.
« Comme Montfort est un hôpital d’enseignement bien vu et qu’il offre aux gens tout un éventail de soins, ce partenariat nous permettra d’améliorer le maintien des compétences de notre personnel médical. » « Grâce à ce partenariat, les militaires qui nécessitent des soins hospitaliers seront traités dans une installation adjacente à la clinique où l’on assurera le suivi », a-t-elle mentionné. « Ce déménagement fera en sorte que toute une
gamme de soins de santé sera offerte sous un seul et même toit, dans une installation médicale de pointe. » On ignore ce qu’il adviendra, après le déménagement, de l’immeuble connu sous le nom de Centre médical de la Défense nationale (CMDN), qui héberge également le quartier général des Services de santé des FC.
Mme Kelly est agente des affaires publiques au Gp Svc S FC.
Cmdre Margaret Kavanagh, commander CF H Svcs Gp chats with Ontario Premier Dalton McGuinty following the sod turning to mark beginning of construction on the expansion to the Hôpital Montfort. Looking on are Col Scott Becker, Director CF Dental Services and Col Brian O’Rourke, staff officer, Chief Military Personnel. Le Cmdre Margaret Kavanagh, commandant du Gp Svc S FC, discute avec le premier ministre de l’Ontario, M. Dalton McGuinty, après la cérémonie d’inauguration des travaux d’expansion de l’hôpital Montfort. Ils sont accompagnés du Col Scott Becker, directeur des Services dentaires des FC, et du Col Brian O’Rourke, officier d’état-major, chef de l’administration du personnel militaire.
5
Objects are closer than they appear
By Cpl Aaron Deck and Cpl Dan Martin
When we look back at the last four months of our tour in Afghanistan, we quickly realize it is almost over. As a stores person and a signaller for A Company, 1st Battalion, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, we feel that we had the chance to taste a little bit of dust from everywhere without having to digest the rocks along the way. Air Sentry, however, had to be the highlight of Corporal Dan Martin’s experiences here in Afghanistan. “By providing over watch for vehicles in the patrols and supply convoys through one of the LAV III vehicle access points, I was able to take in through osmosis the vast Mars-like landscape, the lifestyles of the people who live here, and a hell of lot of dirt,” he said. Straight out of the pages of National Geographic sprung up elongated spines of mountain peaks, scattered with huge boulders across their faces. These hills are juxtaposed against the rugged sandy soils that cover the southern parts of this region. At the base of the mountains were endless stretches of desert littered with dried out riverbeds and raging dust devils terrorizing whatever crossed their paths. Strewn out along riverbeds where lush green villages filled with enthusiastic children waving and giving us thumbs up and smiles of gratitude. “It absolutely amazed me how the people of Afghanistan where able to turn arid regions of the landscape into an oasis that provided them with sustenance, said Cpl Martin.“Elbak is one such village.” The village seems out of place as it is a green haven dropped in between mountains that span as far as one can guess, let alone see. They are a people striving against the odds and making the best of what they have; which is
very similar to the soldiers who have to adapt and overcome many challenges, making the best of the conditions set before them. “My favorite experience here in Afghanistan has been helping with the construction of Forward Operation Base (FOB) Martello,” said Cpl Aaron Deck. “Helping build this forward operating base has instilled in me a deep sense of pride.” Not all of it was glorious, however, there was not much for accommodations. Soldiers slept in trenches dug in amid rocks, sand and lizards. Calling it sand is a large stretch of the imagination: this is more closely related to moon dust than sand. Like sand, however, it gets everywhere, only it was of a finer grain so it got into even more places, ultimately wreaking havoc on our kit. The troops did capitalize on the moon dust to hold the first annual “FOB Martello Dust Bowl”. The football game resulted in HQ Platoon losing by a touchdown to 1 Platoon. “The pinnacle of my stay at the FOB was getting to do jobs to help everyone out. I went from fixing any communications problems, to building the defensive perimeter, sentry shift, and clearance patrols up the mountains,” said Cpl Deck. “It was refreshing to see how all the different units in the military function in conjunction with each other.” Much like the “objects are closer than they appear” in the mirror, the end is almost here with less than two months remaining. The only regret upon the completion of this tour will be that Tim Hortons was around for those final fleeting days. Such is the case though, and we will just have to soldier on.
Cpl Martin is a store person for A Coy and Cpl Deck is a Reservist radio operator for A Coy.
CPL DAN MARTIN
A LAV III on convoy as seen through the rear-view mirror of a G-Wagon. Un VBL III dans un convoi, aperçu dans le rétroviseur d’un G-Wagon.
La fin de notre mission approche!
par le Cpl Aaron Deck et le Cpl Dan Martin
En analysant les quatre derniers mois de notre mission en Afghanistan, on se rend compte à quel point la fin approche rapidement. Étant magasinier et transmetteur de la Compagnie A du 1er Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, nous avons eu la chance de respirer la poussière d’un peu partout. Le travail de guetteur aérien a été le clou de la mission du Caporal Dan Martin en Afghanistan. « En survolant les véhicules en patrouille et les convois de ravitaillement dans l’un des points d’accès des VBL III, j’ai pu absorber par osmose le paysage aux allures martiennes, le style de vie de ses habitants, ainsi qu’une tonne de poussière. » Tel un paysage tout droit sorti d’une édition du National Geographic, les sommets montagneux élancés dont les façades sont garnies d’énormes blocs rocheux se dressent un peu partout. Ces collines tranchent avec le sol sablonneux qui couvre les parties sud de cette région. Sises au pied de ces collines se trouvent d’interminables étendues désertiques sillonnées de lits de rivières desséchées et de tourbillons de poussière.
En bordure des rivages, des villages à la végétation luxuriante sont peuplés d’enfants exubérants qui nous saluent et nous sourient avec gratitude. « J’ai été complètement épaté de voir à quel point les Afghans ont su transformer une région aride en une oasis apte à subvenir à leurs besoins », explique le Cpl Martin. « Elbak est l’un de ces villages. » L’endroit semble incongru; un havre de verdure au milieu de montagnes qui s’étendent à perte de vue. Les habitants réussissent à surmonter les obstacles et à tirer parti de ce qu’ils ont. Un peu comme les soldats, qui doivent s’adapter et surmonter beaucoup de défis, en tirant le meilleur des conditions qui leur sont imposées. « Mon expérience favorite de l’Afghanistan :la construction de la base d’opérations avancée (FOB) Martello », rapporte le Cpl Aaron Deck. « Participer à la construction de la base d’opérations avancée m’a inspiré une grande fierté. » Tout n’était pas glorieux, par contre, puisqu’il n’y avait pas de réels logements. Les soldats dormaient dans les tranchées creusées à même le roc, le sable – qui s’apparentait davantage à de la poussière de lune qu’à du sable – et les lézards. Le sable fin s’infiltrait partout et a ruiné notre fourbi.
Les soldats ont par contre misé sur la poussière de lune pour la tenue de la première coupe de football, intitulée « Coupe de la poussière FOB Martello ». Le 1er Peloton a eu raison du peloton du QG par un touché. « Le point saillant de mon séjour à la FOB a été d’effectuer des travaux pour aider tout un chacun. J’ai réglé des problèmes de communication, j’ai participé à la construction du périmètre de sécurité, j’ai effectué des quarts de travail en tant que sentinelle et j’ai même fait des patrouilles de dégagement dans les montagnes », affirme le Cpl Deck. « C’était encourageant de voir toutes les différentes unités militaires travailler ensemble. » Un peu comme la mention dans les rétroviseurs qui précise que les objets sont plus rapprochés qu’ils en ont l’air, la fin approche. En effet, il reste moins de deux mois avant que notre mission ne se termine. Notre seul regret : le Tim Hortons ne sera ouvert que depuis quelques jours à notre départ. Bof, il faudra s’y faire, c’est la vie!
Le Cpl Martin est magasinier et le Cpl Deck est un réserviste opérateur des transmissions, tous deux au sein de la Cie A.
Would you like to respond to something you have read in The Maple Leaf? Why not send us a letter or an e-mail. e-mail: mapleleaf@dnews.ca Mail: Managing Editor, The Maple Leaf, ADM(PA)/DMCS 101 Colonel By Drive, Ottawa ON K1A 0K2 Fax: (819) 997-0793
Vous aimeriez écrire une lettre au sujet d’un article que vous avez lu dans La Feuille d’érable? Envoyez-nous une lettre ou un courriel. Courriel : mapleleaf@dnews.ca Par la poste : Rédacteur en chef, La Feuille d’érable, SMA(AP)/DMSC 101, prom. Colonel By Ottawa ON K1A 0K2 Télécopieur : (819) 997-0793
6
June 28 juin 2006
CANOSCOM - Allies keeping a watchful eye
By Maj Jonathan Diderich
In just the few short months since being stood-up, the Canadian Operational Support Command (CANOSCOM) is already being recognized by our allies, as the way of the future for military forces to provide operational support to international missions. In his speech at CANOSCOM’s first Command Parade, held in Ottawa June 16, Vice-Admiral Ron Buck, Vice Chief of the Defence Staff, spoke of the difficulty many countries are having in supporting their overseas operations.“We find that many of our allies are struggling in projecting and sustaining their military forces in such places as Iraq and Afghanistan.” VAdm Buck went on to explain that because countries continue to require each of their military branches to supply their operational units along individual support lines, too much equipment is being pushed forward into theatre. The result is a great number of inefficiencies, and significant friction and confusion at the reception facilities on the ground. Providing effective and efficient operational support not only saves resources, but it also minimizes the risks to military personnel. Given the type of asymmetric threats which have arisen over the past decade, supply chains are being more frequently targeted, increasing
the dangers to combat support and combat service support personnel. By streamlining support and having fewer supply runs to overseas operational units, a military force can effectively reduce its exposure to threats and minimize the risks to its troops. Canada has met these difficulties head-on by establishing CANOSCOM, a single, integrated military organization that can deliver a diverse group of operational support functions. “By having a truly joint operational support capability which focuses on theatre level setup, support, sustainment and reach-back, we are overcoming the challenges that many of our allies continue to face in their theatre of operation,” said VAdm Buck. At a meeting held during the Senior NATO Logistician’s Conference in Brussels this past May, MajorGeneral Daniel Benjamin, Commander CANOSCOM, made a presentation on how the CF has recently transformed its operational support capabilities. This generated a lot of discussion among the NATO partners, especially in light of their efforts to create a Joint Force Logistic Command. Because there is still considerable work to be done before NATO achieves this objective, NATO representatives are keeping a watchful eye on CANOSCOM as it continues to develop and expand its organization.
“We are breaking new ground in Canada by being the first to have a truly joint operational support Command,” said MGen Benjamin. “Everyone recognizes the benefit of what we are doing, especially the United States and the UK, and therefore we are being watched closely by our allies.”
CPL EDUARDO MORA PINEDA
MGen Daniel Benjamin inspecting his troops at CANOSCOM’s first parade in Ottawa. Le Mgén Daniel Benjamin inspecte ses troupes au tout premier défilé du COMSOCAN à Ottawa.
COMSOCAN – sous l’œil vigilant des Alliés
par le Maj Jonathan Diderich
Quelques mois à peine depuis sa mise sur pied, le Commandement du soutien opérationnel du Canada (COMSOCAN) est déjà reconnu par nos alliés comme la voie de l’avenir sur le plan du soutien opérationnel des missions internationales. Dans un discours prononcé le 16 juin au premier défilé de commandement du COMSOCAN à Ottawa, le Vice-amiral Ron Buck, vice-chef d’état-major de la Défense, a parlé de la difficulté qu’ont plusieurs pays à appuyer leurs opérations outre-mer. « Nous remarquons que bon nombre de nos alliés ont peine à déployer et à maintenir leurs forces militaires dans des endroits comme l’Iraq et l’Afghanistan. » Le Vam Buck a expliqué que comme certains pays continuent de demander à chacune de leurs divisions militaires d’approvisionner leurs unités opérationnelles individuellement, trop d’équipement est envoyé dans le théâtre des opérations. Il en résulte un niveau élevé d’inefficacité, les frictions se multiplient et la confusion règne dans les installations de réception sur place.
L’offre de soutien opérationnel efficace permet non seulement d’économiser des ressources, mais aussi de réduire les risques courus par les militaires. Les menaces asymétriques qui sont survenues au cours de la dernière décennie visent souvent les chaînes d’approvisionnement, ce qui accroît le danger pour le personnel de soutien au combat et de soutien du service au combat. En rationalisant le soutien et en effectuant moins de trajets pour approvisionner les unités opérationnelles à l’étranger, une force militaire peut réduire les menaces qui la visent et réduire les risques pour ses troupes. Le Canada a attaqué ces difficultés de front en établissant le COMSOCAN, une organisation militaire simple et intégrée qui peut assumer une variété de fonctions de soutien opérationnel. « En ayant une capacité de soutien opérationnel interarmées qui se concentre sur l’installation, le soutien, le maintien en puissance et le recours au niveau du théâtre des opérations, nous pouvons surmonter les difficultés auxquelles doivent faire face beaucoup de nos alliés dans le théâtre des opérations », a précisé le Vam Buck.
Lors d’une réunion tenue lors de la Conférence des hauts responsables de la logistique de l’OTAN à Bruxelles en mai, le Major-général Daniel Benjamin, commandant du COMSOCAN, a présenté un exposé sur la transformation récente des capacités de soutien opérationnel des FC. La présentation était sur toutes les lèvres des partenaires de l’OTAN, surtout à cause de leur effort de créer un Commandement de la logistique des forces interarmées. Comme l’OTAN a beaucoup de chemin à faire avant d’atteindre cet objectif, ses membres garderont l’œil sur le COMSOCAN, à mesure que ce dernier continuera de se développer et de prendre de l’expansion. « Nous faisons œuvre de pionnier au Canada en étant les premiers à se doter d’un commandement de soutien opérationnel véritablement interarmées », rapporte le Mgén Benjamin. « Tout le monde reconnaît les avantages de notre projet, surtout aux États-Unis et au Royaume-Uni. Par conséquent, nos alliés prennent bonne note de ce que fait notre organisation. »
HMCS Athabaskan acts as a stricken civilian ship, requiring assistance, during damage control exercises. The ship has struck a mine, is dead in the water, on fire and taking on water. A distress call has been issued. A rigid hull inflatable boat from NRP Vasco da Gamma closes with HMCS Athabaskan, to provide assistance to the ship’s "civilian sailors”.
Le NCSM Athabaskan joue le rôle d’un navire civil en détresse durant un exercice de lutte contre les avaries. Le navire touché par une mine s’en va à sa perte; il est dévoré par les flammes et prend l’eau. On a lancé un appel de détresse. Une embarcation pneumatique à coque rigide du NRP Vasco da Gamma s’approche du NCSM Athabaskan pour porter secours aux « marins civils ».
MCPL/CPLC CHARLES BARBER
June 28 juin 2006
7
Air Force Editor/Rédactrice de la Force aérienne • Holly Bridges, APR/ARP • (613) 945-7716 • Bridges.HM@forces.gc.ca
Inspiring Canadians to join the Canadian Forces
412 Squadron pilot impresses Air Cadets in Ottawa
By Holly Bridges
As the CF embarks on its most ambitious recruiting drive in 15 years, through Operation CONNECTION, members such as Captain Jeff Andrews are out there doing a job they love and inspiring others to consider joining the fold. Recently, Capt Andrews dazzled a group of young Air Cadets from 121 Red Arrow Squadron in Guelph, Ont. who visited his home unit, 412 Squadron in Ottawa. “Who here wants to join the Air Force?” Capt Andrews calls out on the hangar floor to the sharp-dressed, inquisitive crowd. “I do, sir,” replies 16-year-old Corporal Graham Neeley. “I’d like to pursue an engineering career and eventually go to NASA.” It was like going back in time for Capt Andrews as he stood there watching the bright, young faces of the Cadets who were so impressed by the shiny, powerful aircraft before them, and as keen to possibly join the military as he was at the age of 13. “The opportunities that I’ve been afforded as a Newfoundlander who looked up to the sky when I joined Air Cadets and said ‘I want to join the military and be a military pilot’ have been phenomenal,” says Capt Andrews. “I’ve lived that dream and it’s been a rollercoaster ride ever since. It’s just been awesome. I can’t say enough about it.” Capt Andrews joined 412 Sqn last November after several tours as a multi-engine pilot and aircraft commander in Moose Jaw and Comox and as an instructor with the world-renowned NATO Flying Training in Canada program. He was the perfect candidate for the job, having worked as both an operator and a trainer with all his professional development courses completed, and the desire to apply his enthusiasm at a squadron such as 412. 412 Squadron, because of its unique lines of tasking flying Canadian heads of state and military leaders around the globe on the CC-144 Challenger, requires highly qualified military pilots and Capt Andrews is extremely grateful that he had all the “ticks in the box” to qualify for his latest posting.
“It’s phenomenal. There are not enough words for me to describe it,” says Capt Andrews. “412 Sqn is the pinnacle of any multi-engine pilot’s career. I love the challenge, the freedom that you have once you rotate off the runway and you’re airborne, the feeling of soaring through the air, the button pushing—everything—the crew interaction, working with other professionals on a daily basis to the point where you know everyone’s at the top of their game. It’s just a whole package that really appeals to me. “It’s not for everyone, though.You have to want to do it and you have to feel a certain call for duty. You’re not going to enjoy it if you don’t want to serve your country in some capacity because that’s really what you’re doing. You know it’s all about the people, and without great people you don’t have a great organization and the CF is
nothing but great people. I get up out of bed every morning with a smile on my face because I can’t wait to go to work. I never want to leave my family, my wife and my children but they know that I’m happy when I’m at work and I have a very supportive family and everyone wins I guess you could say.” With sentiments like that behind his question and answer session with the Cadets, it’s no wonder the teenagers left the squadron that day feeling energized and impressed about life in Canada’s Air Force. “It was really neat,” said Flight Sergeant Mathew Costello. “I loved being inside the Prime Minister’s airplane. That was amazing. It’s something I can go back to school and say, ‘Hey, what did you do this weekend?’ and I can come back and say ‘I was in the Prime Minister’s airplane’ so it was pretty neat.”
HOLLY BRIDGES
Capt Jeff Andrews answers questions from members of 121 Red Arrow Air Cadet Squadron from Guelph, Ont. Le Capt Jeff Andrews répond aux questions des membres du 121e Escadron de cadets Red Arrow, de Guelph, en Ontario.
Inspirer les Canadiens à s’enrôler dans les Forces canadiennes
Un pilote du 412e Escadron épate les cadets de l’Aviation à Ottawa
par Holly Bridges
Au moment où les FC entreprennent l’opération CONNECTION, leur plus importante campagne de recrutement depuis 15 ans, des militaires comme le Capitaine Jeff Andrews qui font un travail qu’ils aiment en inspirent d’autres à se joindre aux FC. Tout récemment, le Capt Andrews a épaté un groupe de jeunes cadets de l’Aviation du 121e Escadron Red Arrow de Guelph, en Ontario, en visite dans les installations de son unité d’attache, le 412e Escadron à Ottawa. « Qui ici veut faire partie de la Force aérienne? », lance le Capt Andrews au public avide et élégamment vêtu. « Moi, Monsieur. J’aimerais devenir ingénieur, puis, éventuellement, travailler à la NASA », rétorque le Caporal Graham Neeley, âgé de 16 ans. Pour le Capt Andrews, c’était comme un retour dans le temps. Il se revoyait à 13 ans, tout comme les cadets devant lui, visages rayonnants et jeunes, aussi vivement impressionné par les aéronefs lustrés et puissants, et souhaitant ardemment s’enrôler dans les Forces canadiennes. « Phénomales, toutes les chances qui m’ont été accordées, à moi un jeune cadet de Terre-Neuve, qui regardais le ciel en se disant “Je veux devenir pilote militaire” », souligne le Capt Andrews. « Depuis, je réalise
mon rêve et c’est toute une aventure. C’est formidable. Je ne peux pas décrire à quel point je suis choyé. » Le Capt Andrews a joint le 412e Escadron en novembre dernier après plusieurs périodes de service en tant que pilote de multimoteurs et commandant d’aéronefs à Moose Jaw et Comox et, à titre d’instructeur dans le cadre du programme mondialement reconnu Entraînement en vol de l’OTAN au Canada. Il était le candidat idéal pour le poste, puisqu’il a été opérateur et instructeur et qu’il a réussi tous ses cours de perfectionnement professionnel. Il désirait également faire valoir son enthousiasme au sein du 412e Escadron. En raison du mandat particulier qui l’amène à transporter des chefs d’État canadiens et des dignitaires militaires dans le monde entier à bord du CC-144 Challenger, le 412e Escadron a besoin de pilotes militaires hautement qualifiés, et le Capt Andrews est très reconnaissant d’avoir ce qu’il faut pour sa présente affectation. « C’est phénoménal. Je n’arrive pas à trouver les mots pour le dire », rapporte le Capt Andrews. « Le 412e Escadron est le summum de toute carrière de pilote de multimoteurs. J’adore le défi, la liberté éprouvée après avoir quitté la piste, le sentiment de flotter dans les airs. J’aime appuyer sur les boutons, bref, j’aime tout de mon
boulot : l’interaction entre l’équipage, le travail avec des professionnels sur une base quotidienne, au point où l’on sait que tout le monde excelle dans ce qu’il fait. C’est tout cet ensemble qui m’intéresse. » « Ce n’est toutefois pas un travail qui convient à tout le monde. Il faut vouloir le faire et sentir en quelque sorte l’appel du devoir. Si vous ne vous sentez pas prêts à servir votre pays, vous n’aimerez pas ce métier. Ce sont les gens qui font la différence. Sans les gens, on ne peut avoir une organisation du calibre des FC qui réunit un groupe de personnes exceptionnelles. Le matin, je me lève avec un sourire parce que j’ai hâte d’aller travailler. Je n’ai pas nécessairement envie de quitter ma famille, ma femme et mes enfants, mais ils savent tous que je suis heureux au travail. Ils m’appuient et c’est donc une situation où nous sommes tous gagnants. » Affichant une telle attitude lors de la période de questions des cadets, faut-il s’étonner si le Capt Andrews réussit à piquer l’imagination des jeunes et à les intéresser à la Force aérienne du Canada. « C’était très intéressant », explique le Sgt d’aviation Mathew Costello. « J’ai beaucoup aimé l’avion du premier ministre. Lorsque je retournerai à l’école et qu’on me demandera ce que j’ai fait durant la fin de semaine, je pourrai répondre :“J’ai visité l’avion du premier ministre”. » June 28 juin 2006
8
Content of these pages is the responsibility of Air Force Public Affairs. Les Affaires publiques de la Force aérienne sont responsables du contenu de ces pages.
17-year-old Guelph Air Cadet enrols in CF to become pilot
By Holly Bridges
Seventeen-year-old Eric Elloway has stepped up to become one of the 8 000 Canadians the CF hopes to recruit over the next five years. Later this summer, the former Air Cadet will pledge allegiance to his country and to his dream of becoming a military helicopter pilot when he will be officially enroled in the CF at the Kitchener Recruiting Centre for a career as a pilot.Warrant Officer 1st Class Elloway has been an Air Cadet for the past six years with 121 Red Arrow Squadron in Guelph, Ont. “I have always wanted to become a military pilot, not a commercial pilot,” says WO 1 Elloway. “I hope that once I have graduated university and passed my pilot training,
I can contribute my abilities to things like the Disaster Assistance Response Team, search and rescue or other survival missions. I would just love to have the chance to do that sort of thing—it would be sort of my way to contribute to the world to help make it a better place.” WO 1 Elloway will complete his basic training this summer, study four years of political science at the University of Ottawa, and complete his basic pilot training along the way and after he graduates from university. He knows he can do it, just as his mentor, NASA Astronaut, former Canadian Air Force test pilot and Air Cadet glider pilot, Colonel (Ret) Chris Hadfield, did when he started his aviation career as a 13-year-old Air Cadet in London more than 30 years ago. It was at that moment, when Col Hadfield pinned glider
wings on WO 1 Elloway last summer at the Central Region Air Cadet Summer Training Centre at Mountainview near 8 Wing Trenton, that WO 1 Elloway knew that maybe, just maybe, he too could become a CF pilot. “I can’t really describe the feeling,” recalls WO 1 Elloway. “It was the pinnacle, the icing on the cake. Knowing that he had been right where we were, he created a bond with all of us and showed us a path that maybe some day we could be just like him.” Perhaps no one is prouder of WO 1 Elloway than one of his Cadet leader, Second-Lieutenant Dave Elloway, a City of Guelph police officer, who also happens to be Eric’s Dad. “I’m pretty impressed,” says 2Lt Elloway. “Eric set his sights on becoming a pilot and now he has this conditional offer.We are very proud of him.”
Un cadet de l’Air de Guelph s’enrôle dans les FC pour devenir pilote
par Holly Bridges
Eric Elloway, un jeune de 17 ans, a choisi de faire partie des 8000 Canadiens que les FC espèrent recruter au cours des cinq prochaines années. Plus tard cet été, l’ancien cadet de l’Air prêtera un serment d’allégeance envers son pays et fera un pas de plus pour réaliser son rêve de devenir pilote d’hélicoptères militaires en s’enrôlant dans les FC au Centre de recrutement de Kitchener. L’Adjudant de 1re classe Elloway était cadet de l’Air depuis six ans au sein du 121e Escadron Red Arrow, à Guelph, en Ontario. « J’ai toujours voulu être pilote militaire, et non pilote de l’aviation commerciale », explique l’Adj 1 Elloway. « J’espère qu’une fois que j’aurai terminé mes études universitaires et réussi ma formation de pilote, je pourrai contribuer à l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe, aux efforts de recherche et sauvetage ou à d’autres missions de survie. Je voudrais tellement avoir la chance de faire ce genre de choses – ça serait ma façon de contribuer à un monde meilleur. »
L’Adj 1 Elloway effectuera son instruction de base cet été, il étudiera ensuite en sciences politiques à l’Université d’Ottawa, tout en suivant la formation de base des pilotes pendant ce temps et après ses études universitaires. Il sait qu’il peut réussir, tout comme son mentor, l’astronaute de la NASA, ancien pilote d’essai de la Force aérienne du Canada et pilote de planeur, le Colonel (retraité) Chris Hadfield. Ce dernier a commencé sa carrière dans l’aviation à London, comme cadet de l’Air, à 13 ans, il y a de cela plus de 30 ans. C’est lorsque le Col Hadfield lui a remis l’épinglette des ailes de planeur l’été dernier au Centre d’instruction d’été des cadets de l’Aviation à Mountainview, près de la 8e Escadre Trenton, que l’Adj 1 Elloway a cru que peut-être lui aussi pourrait devenir pilote des FC. « C’est un sentiment difficile à décrire », explique l’Adj 1 Elloway. « C’était le summum, la cerise sur le sundae. Savoir qu’il avait été dans notre situation un jour a créé un lien entre nous tous et nous a montré qu’un jour, nous pourrions être à sa place. » UNIT: Canadian Forces School of Aerospace Technology and Engineering (CFSATE) YEARS IN THE CF: 29 years PREVIOUS POSTINGS: Bagotville, Que.; Saint-Jean, Que.; Summerside, P.E.I.; Baden, Germany and Greenwood, N.S. HOW WOULD YOU DESCRIBE YOUR JOB? I currently teach weapon systems on aircraft at CFSATE. I enjoy being an instructor, making a difference, passing on my knowledge to the next generation of techs. HOW DID YOU GET INVOLVED IN THIS CHARITABLE ACTIVITY? Every year we enter a team as part of the United Way COMMENT DÉCRIRIEZ-VOUS VOTRE TRAVAIL? J’enseigne sur le sujet des systèmes d’armes des aéronefs à l’ETGAFC. J’aime être instructeur, faire une différence, transmettre mes connaissances à la prochaine génération de techniciens. COMMENT AVEZ-VOUS COMMENCÉ À PARTICIPER À CETTE ACTIVITÉ CARITATIVE? Chaque année, nous montons une équipe dans le cadre de la campagne Centraide, et nous recueillons beaucoup d’argent pour cette bonne cause. Sur 10 000 participants, il n’y a qu’une seule équipe des FC. J’ai appris l’existence de cette activité il y a quelques années lorsque ma copine m’a invité à me joindre à l’équipe de son employeur pour la montée du dimanche, qui est ouverte aux organisations. J’ai accepté, mais j’ai insisté pour porter mon t-shirt de la Force aérienne. Je crois que j’étais alors le seul à porter ce t-shirt. J’ai donc décidé que l’année suivante, j’y convierais une équipe de militaires de Borden. Et nous voici, « l’équipe de la Force aérienne » de la 16e Escadre. J’en suis très fier.
Nul n’est plus fier de l’Adj 1 Elloway que son père, le Sous-lieutenant Dave Elloway, un policier de la ville de Guelph, qui était son cadet-chef. « Je suis très impressionné », déclare le Slt Elloway. « Eric voulait faire carrière comme pilote et il a maintenant une offre conditionnelle. Nous sommes très fiers de lui. »
WO 1 Eric Elloway of the Guelph 121 Red Arrow Air Cadet Squadron. L’Adj 1 Eric Elloway du 121e Escadron des cadets de l’Air Red Arrow de Guelph.
People at Work
This week we profile a member from 16 Wing Borden who takes his PT seriously, climbing the world’s tallest building—the CN Tower—every year for the United Way Charitable Campaign. Bravo MCpl Davignon! NAME: Dale Davignon RANK: Master Corporal OCCUPATION: Aviation Systems Technician
campaign, raising a lot of money for this good cause. Out of almost 10 000 participants, we are the one and only CF team. I found out about this a few years ago when my girlfriend invited me to join her employer’s team for the Sunday climb which is open to organizations. I agreed, but I insisted on wearing my Air Force T-shirt—I believe I was the only one there with an Air Force T-shirt. So I decided that the following year, I would like to see a military team from Borden. And there we were this year, as 16 Wing's "Air Force Team". I am very proud of that.
Nos gens au travail
Cette semaine, nous vous présentons un membre de la 16e Escadre Borden qui prend son conditionnement physique à cœur. En effet, il gravit chaque année la Tour du CN, le plus haut édifice du monde, dans le cadre de la campagne Centraide. Bravo Cplc Davignon! NOM : Dale Davignon GRADE : Caporal-chef OCCUPATION : technicien en systèmes aéronautiques UNITÉ : École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes (ETGAFC) NOMBRE D’ANNÉES DANS LES FC : 29 ans AFFECTATIONS ANTÉRIEURES : Bagotville (Qc), Saint-Jean (Qc), Summerside (Î.-P.-É.), Baden (Allemagne) et Greenwood (N.-É.) June 28 juin 2006
SGT BILL MCLEOD
MCpl Dale Davignon (centre) with his CN Tower team on the stairs at the Stedman Building at 16 Wing Borden. MCpl Wayne Seymour (left-right), Sgt Yvon Levesque, MCpl Davignon, MCpl Paul Levesque, Sgt Tony Gale, and Squadron Chief CWO Louis Limoges. Le Cplc Dale Davignon (au centre) et son équipe, photographiés ici sur les marches de l’édifice Stedman de la 16e Escadre Borden, graviront la Tour du CN. De gauche à droite, le Cplc Wayne Seymour, le Sgt Yvon Levesque, le Cplc Dale Davignon, le Cplc Paul Levesque, le Sgt Tony Gale et l’Adjuc Louis Limoges, chef d’escadron.
9
Navy Editor/Rédactrice de la Marine • Sarah Gilmour • (613) 945-0876 • Gilmour.SL@forces.gc.ca
Drug seizure at sea
By Sarah Gilmour
HMCS Fredericton, supporting the RCMP, helped seize about a $225 million worth of hashish that was en route to the Canadian market. It was “probably the most extensive operation we have done, certainly in my memory,” said Commodore Dean McFadden, Commander Canadian Fleet Atlantic, at a June 6 press conference. The seized 22.5 tones of hashish, which is typically sold in individual one-gram packets, was given a street value of $225 million, said Sergeant-Major Chadwicks of the RCMP’s federal drug division in Nova Scotia. A street gang known as the West End Gang was caught in a sting known as Operation Chabanel, on May 10, about 100 km off the African coast of Angola.The sting followed a yearlong RCMP investigation into the gang’s activity. The RCMP requested Navy assistance in April, needing an escort back to Canadian waters after seizing the illegal narcotics. Canada Command called in HMCS Fredericton to do the job.
Fredericton’s crew had expected to return home in April following a six-week fisheries patrol in the Grand Banks.When they learned they would sail 8 000 miles to the coast of Angola, crewmembers had to let family know they would be a few weeks late,and offer up a cover story to guard the operation’s security. “None of the [operational] information made it back to the families,” said Cmdre McFadden. As with most operations, there was an element of danger dealing with a potentially volatile gang-led ship.The operation was carefully planned, though, to ensure the safety of all crew, said Fredericton’s commanding officer, Commander Gilles Couturier. Fredericton followed the RCMP’s vessel,“to be the RCMP’s 911 response force,” said Cmdre McFadden.“So if something had gone wrong, we would have been there in a period of time measured in minutes, not hours.” The drugs, which had been processed in Pakistan, were stored onboard Fredericton. Crew helped load 989 large bales of hashish. The operation led to three arrests as of press time, with more arrests expected to come.
PTE/SDT DARCY LEFEBVRE
HMCS Fredericton crew help load 989 bales of hashish onto their ship, following a multi-million dollar drug trafficking sting. L’équipage du NCSM Fredericton a aidé à charger 989 balles de hachisch à bord, suite à une descente de trafic de stupéfiants représentant plusieurs millions de dollars.
Saisie de stupéfiants en mer
par Sarah Gilmour
Oriole goes north this summer
By Jessica Gillies
L’équipage du NCSM Fredericton, travaillant de concert avec la GRC, a contribué à la saisie de hachisch destiné au marché canadien d’une valeur approximative de 225 millions de dollars. Il s’agissait « probablement de la saisie la plus importante que nous ayons réalisée, du moins dont je me souviens », a déclaré le Commodore Dean McFadden, commandant de la Flotte canadienne de l’Atlantique, lors d’une conférence de presse tenue le 6 juin. Ils ont saisi 22,5 tonnes de hachisch, que l’on vend habituellement en paquets d’un gramme. La valeur marchande du chargement a été évaluée à environ 225 millions de dollars, a mentionné le Sergent-major Chadwicks, de la division fédérale des stupéfiants de la GRC en Nouvelle-Écosse. Un gang de rue connu sous le nom de West End Gang a été appréhendé dans le cadre de l’opération Chabanel, le 10 mai, à environ 100 km au large de la côte africaine d’Angola. L’arrestation faisait suite à une enquête de la GRC menée pendant un an à propos des activités des trafiquants. En avril, la GRC a demandé à la Marine de l’escorter dans les eaux canadiennes après qu’elle aurait saisi les stupéfiants. Le Commandement Canada a confié cette tâche à l’équipage du NCSM Fredericton. L’équipage du NCSM Fredericton prévoyait rentrer au pays en avril, après avoir effectué une patrouille de pêche de six semaines dans les Grands Bancs. Lorsqu’ils ont su qu’ils devraient parcourir 8000 milles jusqu’à la côte de l’Angola, les membres de l’équipage ont informé les membres de leur famille que
leur retour serait retardé de quelques semaines. Mais, pour préserver la sécurité de l’opération, ils ont dû monter une histoire afin de taire la vraie raison de leur retard. « Aucun renseignement sur l’opération n’a coulé jusqu’aux familles », a souligné le Cmdre McFadden. Comme pour la plupart des opérations du genre, il y avait un élément de danger, puisque l’équipage avait affaire à un navire comptant des membres d’un gang imprévisible. L’opération a été planifiée soigneusement pour garantir la sécurité de tous les membres du personnel, selon le Capitaine de frégate Gilles Couturier, commandant du NCSM Fredericton. Le NCSM Fredericton suivait le bateau de la GRC « en tant que force d’urgence de cette dernière », a expliqué le Cmdre McFadden. « Si les choses avaient mal tourné, nous aurions été sur place en quelques minutes, et non en quelques heures. » Les stupéfiants traités au Pakistan ont été entreposés à bord du NCSM Fredericton. L’équipage a aidé à charger 989 balles de hachisch. L’opération a mené à trois arrestations au moment de la publication, mais d’autres arrestations sont prévues.
ESQUIMALT, B.C. — HMCS Oriole, the Navy’s tall ship, will head up the west coast this summer, visiting small ports along the way. The sailing ship and her crew left Esquimalt June 1 on their outreach trip up the inside passage for “a little recruiting, and a little public relations,” said Oriole Coxswain Petty Officer, 1st Class Rob Cantwell. “We’re hitting all the small ports that the Navy doesn’t visit very often.” Oriole plans to visit Prince Rupert, Queen Charlotte City, Port Hardy, Ketchikan, Port McNeill and Campbell River, B.C.
PO 1 Cantwell described the ship's summer crew as “a mixed bunch from across Canada.” Along with the five core crewmembers, Oriole will be crewed by six students from Royal Military College, two volunteers from HMCS Protecteur, six students from the combat division and one from the Naval Officer Training Centre. Their experience runs the gamut from none to an experienced sailing background. The ship will undergo a change of command when outgoing Commanding Officer Lieutenant-Commander Gary Davis will be replaced by LCdr Jeffrey White. Oriole will be back in Esquimalt on July 27.
Ms. Gillies is a writer for the Trident.
Le NCSM Oriole met le cap vers le nord cet été
par Jessica Gillies
RCMP/GRC
The hashish seized in the drug raid had a street value of $225 million. Le hachisch saisi lors de la descente avait une valeur marchande de 225 millions de dollars.
ESQUIMALT (C.-B.) — Le NCSM Oriole, le grand voilier de la Marine, se dirigera vers le nord en empruntant la côte ouest cet été et en visitant des petits ports sur son passage. Le voilier et l’équipage ont quitté Esquimalt le 1er juin pour un voyage de promotion dans le passage de l’intérieur pour effectuer « quelques activités de recrutement et de relations publiques », aux dires du Maître de 1re classe Rob Cantwell, le capitaine d’armes de l’Oriole. « Nous nous rendons dans tous les petits ports que la Marine n’a pas souvent l’occasion de visiter. » L’équipage du NCSM Oriole prévoit donc visiter Prince Rupert, Queen Charlotte, Port Hardy, Ketchikan, Port
McNeill et Campbell River, en Colombie-Britannique. Le M 1 Cantwell décrit l’équipage de cet été comme « un méli-mélo des quatre coins du Canada ». En plus de cinq membres de l’équipage de base, le NCSM Oriole accueillera six étudiants du Collège militaire royal, deux bénévoles du NCSM Protecteur, six étudiants de la division du combat et un du Centre d’instruction des officiers de marine. L’expérience des membres à bord va d’inexistante à un bon bagage d’expérience en voile. Pendant le voyage, le commandant du navire, le Capitaine de corvette Gary Davis, passera le commandement au Capc Jeffrey White. Le NCSM Oriole sera de retour à Esquimalt le 27 juillet.
Mme Gillies est rédactrice pour le Trident.
10
June 28 juin 2006
Content of these pages is the responsibility of Navy Public Affairs. Les Affaires publiques de la Marine sont responsables du contenu de ces pages.
Governor General visits Halifax
By Lynn Devereaux
Governor General Michaëlle Jean, visited with submariners and hospital patients during her May 29 visit to CFB Halifax. Touring Victoria-Class submarine HMCS Windsor, Madame Jean thanked submariners for introducing her to the fascinating world of submarines. In a speech addressing RearAdmiral Dan McNeil, Commodore Dean McFadden, Captain(N) Laurence Hickey and the submariners, she said as an islander, born in a small country surrounded on three sides by water, she understands the promise and the power of the sea. “I have enormous respect for those of you whose work requires you to sustain your relationship with it, no matter how treacherous the waters become. It takes a great deal of strength to live and work on a submarine,” she said, but it’s the sailors’ ability to solve conflicts in a close environment and their willingness to be away from home for long periods of time that she found impressive. She expressed her gratitude to the submariners for their strength and dedication to protecting and promoting the values many Canadians take for granted.
“It is with enormous pride that I serve as your commander-in-chief,” she said. “I wear the Order of Military Merit on your behalf, to remind Canadians of the exceptional service you perform for all of us.”
In the second part of her visit, she explored the Operations Trauma Stress Support Centre (OTSSC) at the Canadian Forces Health Services Centre Atlantic. After viewing a documentary about CF members suffering from post-traumatic
PHOTOS: CPL ISSA PARÉ
PO 2 Daniel Arnold explains the intricate nature of work in a Canadian Navy submarine to Governor General Michaëlle Jean. Le M 2 Daniel Arnold explique la nature complexe du travail dans un sous-marin de la Marine canadienne à la gouverneure générale Michaëlle Jean.
stress disorder (PTSD) and their sense of abandonment, she said she felt compelled to visit the hospital and talk to patients to see for herself what kind of support is available for CF personnel. “I wanted to hear what was happening here for the members and from their own experiences and also from their own perspectives; what’s there for the families? What’s there for the spouses? What’s there for the members?” Madame Jean heard first-hand some of the fears and myths attached to PTSD. “There is a lot involved. There is a career involved and they could be stigmatized,” she said.“You see it is not only within the CF, it’s a general problem that we are facing within society. When mental illness is involved, people are embarrassed to talk about it, there is that fear that people will not understand.” She applauded military members for their camaraderie. “There is a trust and sense of sharing that is inspiring,” she said.“I think it is very important to recognize that as the biggest strength in the special community of the Canadian Forces.What I’ve heard today and what was shared today could benefit all Canadians.”
Ms. Devereaux is the managing editor of The Trident.
La gouverneure générale en visite à Halifax
par Lynn Devereaux
Le 29 mai, la gouverneure générale Michaëlle Jean a visité des sous-mariniers et des patients à l’hôpital lors de sa visite de la BFC Halifax. En visitant le NCSM Windsor, un sousmarin de classe Victoria, Mme Jean a remercié les sous-mariniers de lui avoir fait découvrir le monde fascinant des sousmarins. Dans un discours destiné au Contreamiral Dan McNeil, au Commodore Dean McFadden, au Capitaine de vaisseau Laurence Hickey et aux sous-mariniers, elle affirme qu’en tant qu’insulaire, née dans un petit pays entouré d’eau sur trois côtés, elle comprend la promesse et la puissance de la mer. « J’ai un respect énorme pour ceux d’entre vous dont le travail exige que vous mainteniez votre lien avec la mer, même lorsque les eaux sont périlleuses. Il faut beaucoup de force pour habiter et travailler dans un sous-marin », a-t-elle déclaré, mais je suis aussi très épatée par la capacité de résoudre les conflits dans un espace restreint dont font preuve les marins, de même que leur capacité de s’éloigner de chez eux pendant de longues périodes. Elle a exprimé sa gratitude à l’égard des sous-mariniers pour leur force et leur dévouement à la protection et à la
promotion des valeurs que bien des Canadiens tiennent pour acquis. « Je suis très fière d’être votre commandant en chef », a-t-elle affirmé. « Je porte l’Ordre du mérite militaire en votre nom, pour rappeler aux Canadiens les services exceptionnels que vous nous rendez. » La gouverneure générale a profité de son passage à Halifax pour visiter le Centre de soutien pour trauma et stress opérationnels (CSTSO) au Centre des services de santé des Forces canadiennes (Atlantique). Après avoir vu un documentaire sur les membres des FC souffrant du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) qui se sentent abandonnés, elle a avoué qu’elle tenait à visiter l’hôpital pour parler aux patients et voir quel soutien est offert au personnel des FC. « Je voulais entendre de la bouche même des militaires leurs expériences et leurs points de vue et connaître ce qui se passe ici. Qu’est-ce qu’on offre aux familles, aux conjoints, aux militaires? » Mme Jean a écouté des témoignages sur les peurs et les mythes liés au SSPT. « Il y a tellement de choses en jeu. Du point de vue professionnel, on ressent la peur d’être ostracisé », évoque-t-elle. « Cette réalité n’existe pas seulement au sein des FC. C’est un problème général dans la société. Lorsqu’on aborde le
problème des maladies mentales, les gens ont honte d’en parler, puisqu’ils craignent toujours d’être incompris. » Elle a aussi loué la camaraderie qui règne parmi les militaires. « Il y a chez eux une confiance et une générosité très inspirantes », indique-t-elle.
« Je crois qu’il est très important de reconnaître ces caractéristiques comme l’une des plus grandes forces de la communauté des Forces canadiennes. Ce que j’ai entendu aujourd’hui pourrait aider tous les Canadiens. »
Mme Devereaux est rédactrice en chef au Trident.
Governor General Michaëlle Jean climbs out of submarine HMCS Windsor, during her recent visit to CFB Halifax. La gouverneure générale Michaëlle Jean quitte le sous-marin NCSM Windsor lors de sa visite à la BFC Halifax.
Adrift: When an item cannot be found when it is needed, it is said to be adrift.
June 28 juin 2006
Dépaler : Dériver avec le vent ou le courant.
11
Army Editor/Rédactrice de l’Armée de terre • Caroline Czajkowski • (613) 946-4509 • Czajkowski.CL@forces.gc.ca • www.army.gc.ca • www.armee.gc.ca
Soldiers help grant dreams at ride along
By Mary-Ellen Lamb
EDMONTON, Alberta — The sound of laughter was in the air at the Budweiser Motorsports Park on May 21 for the second annual Children’s Wish Foundation Ride Along. The ride along gave children a chance to ride on a variety of different vehicles with all the proceeds going towards granting wishes for terminally ill children. The military vehicles were popular with the visitors. With seven vehicles, there were more to ride on this year than last and children and their parents were
lining up for a chance to ride in a Leopard Tank and a LAV lll. Unless they join the military, most children never expected to ride in a military vehicle, but their dreams were fulfilled through the ride along. “They [the military] have been tremendous really awesome, they are always a big hit,” said Natasha Taylor, a spokesperson for the Children’s Wish Foundation. The children were excited to go on the vehicles, shouting and laughing about which ones they wanted to go on first. Soldiers helped the children who were in wheelchairs up into the vehicles, and carefully brought them back down after
the ride. Quite a few parents went for rides as well, and it was clear to see that everyone was enjoying themselves. “It’s scary, but it’s fun,” said one of the little boys while taking off his helmet after getting off a tank. Some of the children were scared by the noise, but after they calmed down they were begging to go on more rides. According to Ms. Taylor, the Children’s Wish Foundation hopes to raise at least $20 000 so they can grant either one big wish or several smaller ones. She expects them to exceed the goal.
Ms. Lamb is a practicum student with Land Force Western Area Headquarters.
Des soldats aident à réaliser des rêves d’enfants
par Mary-Ellen Lamb
EDMONTON (Alberta) — En ce 21 mai, des rires s’élevaient du Budweiser Motorsports Park lors de la deuxième randonnée annuelle organisée pour la Fondation Rêves d’enfants. Cette activité donne aux enfants l’occasion de se promener à bord de différents véhicules et permet d’amasser des fonds destinés à réaliser les vœux d’enfants en phase terminale. Les véhicules militaires ont été très populaires auprès des visiteurs. Au nombre de sept, ils étaient plus nombreux que l’an passé. Des enfants accompagnés de leurs parents faisaient la queue pour monter à
bord d’un des véhicules militaires qui offraient des randonnées, notamment un char Leopard et un VBL III. À moins de s’enrôler dans les FC, la plupart des enfants n’auraient jamais pu espérer faire une randonnée à bord d’un véhicule militaire. Ils ont cependant pu réaliser leur rêve grâce à cette journée. « Ils [les militaires] ont été absolument extraordinaires et, comme toujours, ils ont fait fureur », de dire Natasha Taylor, une porte-parole de la Fondation Rêves d’enfants. Les enfants étaient excités, criant et riant, se demandant bien à bord duquel ils allaient d’abord monter. Les soldats, attentionnés, aidaient les enfants en fauteuil
roulant à monter, puis à descendre des véhicules. Plusieurs parents se sont également promenés. Il était évident que tout le monde s’amusait. « C’est angoissant, mais amusant », de dire un des petits garçons pendant qu’il enlevait son casque, après être descendu d’un char. Certains enfants étaient effrayés par le bruit, mais une fois rassurés, ils demandaient à y retourner. Selon Mme Taylor, la Fondation Rêves d’enfants espère amasser au moins 20 000 $ afin de pouvoir réaliser un grand rêve ou plusieurs petits. Elle souhaite que la Fondation dépasse cet objectif.
Mme Lamb est une étudiante stagiaire au quartier général du Secteur de l’Ouest de la Force terrestre.
Royalty visits the Edmonton garrison
By Mary-Ellen Lamb and Katie McLaughlin
EDMONTON, Alberta — Soldiers and families at CFB Edmonton received a royal treat June 6, when they got a chance to meet two distinguished visitors. His Royal Highness Prince Edward, Earl of Wessex and his wife Sophie Rhys-Jones, Countess of Wessex visited soldiers and their families. The primary reason for the visit was to meet with and talk to previously deployed soldiers and their families, injured soldiers who have returned home from the current rotation in Afghanistan, and families of currently deployed soldiers. “It was nice to have time to visit with the royals for a little bit,” said Corporal Ryan Torney. “I wanted the opportunity and they were genuinely interested in our opinions on operations in Afghanistan.”
Everyone was thrilled to meet the royal guests, especially the children. “They’re so pretty,” said Kasandra Newman, the eight-year-old daughter of one of the soldiers. Some of the injured soldiers, like Cpl Jeffrey Bailey, were happy to be physically able to attend the event, and enjoyed meeting the guests. The visit to CFB Edmonton was one of many stops for the Earl and Countess during their visit to Canada in June. Earlier in the week, the Earl of Wessex made stops in Moose Jaw and Regina. The Countess of Wessex visited a cadet camp in Southern Alberta and took part in the sod-turning event at the military museum in Calgary. While in Calgary, the Countess was officially designated the colonel-in-chief of the South Alberta Light Horse (SALH) regiment.
PHOTOS: PTE/SDT CAROLE BEGGS
His Royal Highness Prince Edward the Earl of Wessex visits with the soldiers and their families at the CFB Edmonton. Son Altesse royale le prince Edward, comte de Wessex, rencontre des soldats et leurs familles à la BFC Edmonton.
La royauté visite la garnison d’Edmonton
par Mary-Ellen Lamb et Katie McLaughlin
Her Royal Highness Sophie Ryhs-Jones the Countess of Wessex greets a child of one of the soldiers at CFB Edmonton. Son Altesse royale Sophie Ryhs-Jones, comtesse de Wessex, salue l’enfant d’un des soldats à la BFC Edmonton.
EDMONTON (Alberta) — Le 6 juin, des soldats de la BFC Edmonton et leurs familles ont reçu un traitement royal alors qu’ils ont eu la chance de rencontrer deux visiteurs de marque. Son Altesse royale le prince Edward, comte de Wessex, et son épouse, Sophie Rhys-Jones, comtesse de Wessex, sont arrivés pour rencontrer les militaires et leurs familles. La principale raison de cette visite était de rencontrer des soldats qui ont déjà participé à un déploiement, et leurs familles, des soldats qui ont été blessés dans le cadre de la présente rotation en Afghanistan et qui sont rentrés au pays, ainsi que des familles de soldats présentement en déploiement. « Ce fut agréable d’avoir pu passer un peu de temps avec des membres de la famille royale », a indiqué le Caporal Ryan Torney. « Je souhaitais avoir cette chance
et ceux-ci se sont véritablement montrés intéressés par ce que nous pensions des opérations en Afghanistan. » Tous étaient excités à l’idée de rencontrer les invités royaux, en particulier les enfants. « Ils sont si mignons », de dire Kasandra Newman, une fillette de huit ans, la fille de l’un des soldats. Quelques-uns des soldats blessés, comme le Cpl Jeffrey Bailey, étaient heureux de pouvoir physiquement assister à l’événement et ont apprécié rencontrer les invités. La visite à la BFC Edmonton a été l’un des nombreux arrêts du comte et de la comtesse pendant leur voyage au Canada en juin. Au début de la semaine, le comte de Wessex s’est rendu à Moose Jaw et à Regina. Quant à elle, la comtesse de Wessex a visité un camp de cadets dans le sud de l’Alberta et a participé à la cérémonie de la première pelletée de terre au musée militaire de Calgary. Pendant qu’elle était à Calgary, la comtesse a été officiellement nommée colonel en chef du régiment The South Alberta Light Horse (SALH). June 28 juin 2006
12
Content of these pages is the responsibility of Army Public Affairs.Les Affaires publiques de l’Armée sont responsables du contenu de ces pages.
LGen Leslie new Army commander
Lieutenant-General Andrew Leslie succeeded LGen Marc Caron as Chief of the Land Staff and Commander Land Forces Command in a ceremony at the Canadian War Museum, in Ottawa June 15.
Le Lgén Leslie, nouveau commandant de l’Armée de terre
Le Lieutenant-général Andrew Leslie a succédé au Lgén Marc Caron au poste de chef d’état-major de l’Armée de terre et de commandant du Commandement de la Force terrestre lors d’une cérémonie tenue au Musée canadien de la guerre à Ottawa le 15 juin.
PHOTOS: CPL EDUARDO MORA PINEDA
“LGen Caron is an exceptional Army leader and has been instrumental in the Army's transformation. I thank him wholeheartedly and I wish him well as he enters a well-deserved retirement,” said Chief of the Defence Staff Gen Rick Hillier. « Le Lgén Caron est un chef exceptionnel et il a joué un rôle important dans la transformation de l’Armée de terre. Je le remercie de tout cœur et lui présente mes meilleurs vœux au moment où il prend une retraite bien méritée », a dit le Gén Rick Hillier, chef d’état-major de la Défense.
LGen Marc Caron, Army commander since February 2005, retires this summer after 35 years of service. Le Lgén Marc Caron, le commandant de l’Armée de terre depuis février 2005, prendra sa retraite cet été après 35 ans de service.
“Canadian soldiers risk their lives to offer stability and hope to people around the world,” said LGen Andrew Leslie. “My job is to make sure that they continue to have the tools and training they need to succeed.” « Les soldats canadiens risquent leur vie pour redonner la stabilité et l’espoir à divers peuples un peu partout dans le monde », a affirmé le Lgén Andrew Leslie. « Mon travail consiste à veiller à ce qu’ils continuent d’avoir les outils et l’entraînement dont ils ont besoin pour réussir. »
LGen Andrew Leslie previously served as Director General Strategic Plans at NDHQ. Le Lgén Andrew Leslie a servi auparavant comme Directeur général – Planification stratégique, au QGDN.
“LGen Leslie's operational experience and strategic vision make him the right person to ensure our soldiers are trained and equipped to handle the challenges of the future,” said Chief of the Defence Staff Gen Rick Hillier. « L’expérience opérationnelle et la vision stratégique du Lgén Leslie font de lui la personne appropriée qui veillera à ce que nos soldats soient entraînés et équipés pour faire face aux défis de l’avenir », a indiqué le Gén Rick Hillier, chef d’état-major de la Défense.
For additional news stories visit www.army.gc.ca. • Pour lire d’autres reportages, visitez le www.armee.gc.ca. June 28 juin 2006
13
By / par Charmion Chaplin-Thomas
June 30, 1916
In Louvencourt, a village in the Somme district of France, the soldiers of the Newfoundland Regiment (LieutenantColonel A.L. Hadow in command) leave their billets in twos and threes and head to the assembly point, falling in at 9 p.m. When the platoon sergeants call the roll, 776 men—including 66 brand-new reinforcements— answer to their names and 25 officers take their posts. LCol Hadow mounts his horse and at a wave of his hand, the Newfoundland Regiment steps out for Beaumont Hamel. Left behind are Major James Forbes-Robertson and 10 percent of the soldiers to form the core of a new battalion should the next day’s battle go badly. The five-hour approach march takes the Newfoundlanders down the road to Acheux and then across bullet-lashed fields to a great communication trench called Tipperary Avenue and finally to St. John’s Road, their section of support trench. Despite the hour, sleep is not on the agenda, for here the heavier battle stores—trench ladders, bridge sections—must be shared out. As well as 75 pounds of personal weapons and equipment, each soldier will carry gear for tearing down and burrowing through the enemy defences. Everyone gets a hot breakfast, so the battalion’s “10-percenters” form carrying parties to bring food some 5 km from the regimental cookers at Engelbelmer to St. John’s Road. Those not otherwise employed spend the night smoking, chatting, even snoozing in full confidence that the morning’s assault could bring the great victory that will begin the end of the war. Well-marked lanes have been cut through the British wire, and the artillery will crush the German defences. The beginning of the artillery bombardment at 6:25 a.m. informs everyone for miles around that battle is imminent. At 7:20 a.m., a gigantic explosion and a shower of debris from the detonation of an
enormous mine near the German front line announces that the assault is due at any minute. The Newfoundlanders are with the 88th Brigade in the middle of the third wave of the 29th Division, 1 000 metres to the right of the fresh mine crater. In the Y-shaped German trench system opposite the 29th Division front, the machine-gunners of the 119th Reserve Regiment wait in sturdy bunkers for the bombardment to lift, as lift it must to let the assault companies advance. Their weapons are already trained on the clearly visible gaps in the British wire. Ten minutes after the mine detonation, the first assault companies emerge from the 29th Division’s front trenches to find German machine-gun crews already set up in shell-holes forward of their own trenches and in the mine crater. Backed by artillery in positions untouched by British counter-battery fire, the German infantry produces an amazing volume of rifle and machine-gun fire that annihilates some of the lead units within five minutes. The battalions in the second line of the 29th Division begin to move at 8:05, and the full force of German artillery and small-arms fire hits them before they even clear their own front trench. At Divisional Headquarters, reports of white flares seen in the German front line are interpreted to mean the first objectives have been reached—they’re German flares, unfortunately—so the attack continues. LCol Hadow receives his final orders by telephone at 8:45, when it is obvious to everyone that the battle is not going according to plan. “As soon as possible”, the Newfoundland Regiment is to advance and attack the concave front in the opposite trench system, where the German machine-gunners will be able to hit them from at least one side as well as from in front. “Has the enemy’s front line been captured?” asks paisiblement, confiants que l’assaut du matin apportera la grande victoire qui amorcera la fin de la guerre. Des passages bien définis ont été percés à travers les barbelés britanniques, et l’artillerie écrasera les défenses allemandes. Le bombardement d’artillerie débute à 6 h 25, signalant à des kilomètres à la ronde l’imminence de la bataille. À 7 h 20, une formidable explosion et une pluie de débris provoquée par l’éclatement d’une énorme mine tout près du front allemand annoncent que l’assaut sera lancé d’une minute à l’autre. Les Terre-Neuviens se trouvent avec la 88e Brigade au milieu de la troisième vague de la 29e Division, 1000 mètres à droite du tout nouveau cratère causé par la force d’impact de la mine. Dans le réseau de tranchées en forme de Y des Allemands, qui fait face au front de la 29e Division, les mitrailleurs du 119e Régiment de réserve attendent dans de solides bunkers que le bombardement commence, car les compagnies d’assaut pourront avancer. Leurs armes sont déjà prêtes dans les brèches clairement apparentes ouvertes dans les barbelés britanniques. Dix minutes après l’explosion de la mine, les premières compagnies d’assaut surgissent des tranchées de première ligne de la 29e Division et constatent que les mitrailleurs allemands sont déjà installés dans des trous d’obus devant leurs propres tranchées et dans le cratère de la mine. Soutenue par l’artillerie dans des positions que le tir de contre-batterie britannique a laissées intactes, l’infanterie allemande déverse une
Sources
Col G.W.L. Nicholson, The Fighting Newfoundlander: A History of The Royal Newfoundland Regiment (St. John’s, published by the Government of Newfoundland, 1964). A.J. Stacey & Jean Edwards Stacey, Memoirs of a Blue Puttee (St. John’s: DRC Publishers, 2002). Industry Canada, “Newfoundland and the Great War” on-line at http://collections.ic.gc.ca/great_war/.
LCol Hadow. “The situation is not cleared up,” replies the staff officer at the other end of the telephone. After the battle, the Newfoundland Regiment has only about a dozen survivors capable of answering to their names when the roll is called, and Maj ForbesRobertson eventually establishes that all 26 officers and 593 of the soldiers who climbed out of St. John’s Road behind LCol Hadow are dead or wounded, and 91 soldiers are missing.
PUBLIC ARCHIVES OF NEWFOUNDLAND AND LABRADOR ARCHIVES PUBLIQUES DE TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR
Beaumont Hamel, France; July 1, 1916: Soldiers of the Newfoundland Regiment in the St. John’s Road support trench before the beginning of the Battle of the Somme. Beaumont-Hamel, France, 1er juillet 1916 : Soldats du Newfoundland Regiment dans la tranchée de soutien nommée route de St. John’s avant le début de la bataille de la Somme.
Le 30 juin 1916
À Louvencourt, village du département de la Somme, en France, les soldats du Newfoundland Regiment (placés sous le commandement du Lieutenant-colonel A.L. Hadow) quittent leur cantonnement par groupes de deux ou trois et se dirigent vers le lieu de rassemblement où ils forment les rangs à 21 h. Quand les sergents des pelotons font l’appel, 776 hommes, incluant 66 nouveaux soldats de renfort, répondent à l’appel et 25 officiers rejoignent leur poste. Le Lcol Hadow enfourche son cheval, fait un signe de la main et le Newfoundland Regiment prend la direction de Beaumont-Hamel. Le Major James Forbes-Robertson reste à l’arrière avec un dixième des soldats, qui formeront le noyau d’un nouveau bataillon si la bataille du lendemain devait mal tourner. La marche d’approche de cinq heures mène les Terre-Neuviens à Acheux. Puis ceux-ci traversent des zones où crépitent les balles pour atteindre une importante tranchée de communication nommée avenue Tipperary et, enfin, la route de St. John’s, leur section de la tranchée de soutien. Malgré l’heure, il est hors de question de dormir. C’est ici en effet qu’il faut répartir le matériel de combat le plus lourd, soit les échelles et les ponts destinés aux tranchées. En plus des 75 livres d’armes et d’équipement personnel, chaque soldat transporte du matériel destiné à forcer les défenses ennemies et à se frayer un chemin. Tous ont droit à un petit-déjeuner chaud; les soldats composant les « 10 % » du bataillon forment donc un groupe de transport responsable d’acheminer la nourriture sur une distance de 5 km, soit des cuisinières régimentaires situées Engelbelmer à la route de St. John’s. Ceux qui ne sont pas occupés passent la nuit à fumer, à discuter et même à roupiller
pluie de tirs d’armes automatiques et de fusils telle, que certaines des unités de tête sont anéanties en cinq minutes. Les bataillons de la deuxième ligne de la 29e Division commencent à avancer à 8 h 05, mais l’attaque massive et les tirs d’armes légères de l’artillerie allemande les atteignent avant même qu’ils n’aient dégagé leur propre tranchée de première ligne. Au quartier général divisionnaire, les rapports selon lesquels on aurait vu des fusées blanches sur le front allemand – des fusées allemandes, malheureusement – laissent croire que les premiers objectifs ont été atteints. Alors, l’attaque continue. Le Lcol Hadow reçoit ses derniers ordres par téléphone à 8 h 45. À ce moment, il saute aux yeux de tous que la bataille ne se déroule pas comme prévu. « Dès que possible », le Newfoundland Regiment doit avancer et attaquer le front concave dans le système de tranchées de l’ennemi, d’où les mitrailleurs allemands seront à même de les attaquer au moins d’un côté ainsi que de front. « Est-ce qu’on a percé le front ennemi? », demande le Lcol Hadow. « La situation est encore confuse », lui répond l’officier d’état-major à l’autre bout du fil. Après la bataille, le Newfoundland Regiment ne compte plus qu’une dizaine de survivants capables de répondre à l’appel. Le Major Forbes-Robertson constate par la suite que les 26 officiers et 593 des soldats qui s’étaient hissés hors de la route St. John’s, derrière le Lcol Hadow, sont morts ou blessés et que 91 soldats manquent à l’appel.
Sources
NICHOLSON, Col G.W.L. The Fighting Newfoundlander: A History of The Royal Newfoundland Regiment, St. John’s, publié par le gouvernement de Terre-Neuve, 1964. STACEY, A.J. et Jean Edwards STACEY. Memoirs of a Blue Puttee, St. John’s, DRC Publishers, 2002. Industrie Canada, « Newfoundland and the Great War », document disponible en ligne au http://collections.ic.gc.ca/great_war/.
14
June 28 juin 2006
Thunder in the sunshine: Gun race kicks off season with students
By Maj Tony Keene
They screamed when the gun fired. The puff of smoke, the blast and the pounding beat of rock music added to the excitement at Connaught Ranges recently, as the Army Gun Race began its 2006 season. Performing for hundreds of Ottawa-area high school students, the team carried out a brief routine in which they dis-assembled, re-assembled and fired two blank rounds from the L5 Pack Howitzer. The event was part of a career-oriented recruiting and information day at the range, organized by CF Recruiting Centre, Ottawa. The team is made up of approximately 40 performing Regular Force and Reserve Force personnel, in two crews of 20, who compete to hand-carry two 1 000-kilogram field artillery pieces across a 12-metre chasm. The team, which re-assembles its cannon and fires it first, wins the race. Spectators are encouraged to cheer for “their” crew, identified by their coloured shirts. As well, approximately 20 people act in support, recruiting and public relations roles. “In many ways we are like the Forces as a whole,” says Warrant Officer Dan Connor.“We don’t set any restriction as to colour of uniform, trade, gender or component of service. If you are fit and willing to undergo the training, we’ll get you ready to accomplish the mission.” And that mission is varied, because team members not only race
with the guns, they do public relations, make speaking engagements, and act as narrators for the event. Formerly based out of Petawawa as part of 2nd Regiment, Royal Canadian Horse Artillery, the Gun Race is this year training in Ottawa, as part of The Ceremonial Guard, under the command of Major Shawn McKinstry. Housed at Carleton University, training takes place at Dow's Lake Armoury. Its first large public event will be the Royal Nova Scotia International Tattoo, beginning Canada Day and running until July 8. The weapon used in the race is the L5 Pack Howitzer, the fabled “spaghetti gun” of yore, no longer in active service. Designed and built in Italy by OTO Melara, it was intended to be fully transportable in mountainous regions. For the Gun Race, it is broken down into 12 sections, and carried across a gap between two ramps, using a system of pulleys and ropes, as well as human muscle power. “The Gun Race can be seen as the Army in microcosm,” says Maj McKinstry. “In essence, this is what being a Canadian soldier is all about ...not only training and skill, but simple guts and determination to do the job, and do it right. Safety is always our main concern, just as it is in training exercises and on operations. But getting the mission done, and done right, comes above everything else.”
Maj Keene is a writer and journalist, and Reservist PAO.
MCpl Trent Mayer, of the Cameron Highlanders of Ottawa, uses an expended casing to show student Karout Kassem, of École Secondaire Catholique Franco-Cité, how the round is primed and fired. Le Cplc Trent Mayer, des Cameron Highlanders d’Ottawa, démontre, à l’aide d’une pièce d’obus vide, le fonctionnement du canon à Karout Kassem, de l’École secondaire catholique Franco-Cité.
Tonnerre sous un ciel ensoleillé : la Course au canon amorce sa saison
par le Maj Tony Keene
Les cris ont retenti lorsque le canon a tiré son coup. La fumée, le grondement du canon et le rythme de la musique rock qui jaillissait des haut-parleurs se sont ajoutés à l’excitation, aux champs de tir Connaught, lors de l’inauguration de la saison 2006 de la Course au canon de l’Armée de terre. Devant des centaines d’élèves d’écoles secondaires de la région d’Ottawa, l’équipe a effectué une courte démonstration, en démontant, puis en remontant un obusier L5 et en tirant deux obus à blanc. L’activité au champ de tir constituait une journée de recrutement et d’information organisée par le Centre de recrutement des FC, à Ottawa. Le groupe réunit une quarantaine de participants de la Force régulière et de la Réserve, répartis entre deux équipes de vingt, qui s’affrontent dans une course où ils doivent transporter à la main deux pièces d’artillerie de campagne de 1000 kg au-dessus d’un fossé de 12 m. L’équipe gagnante est celle qui, la première, réussit à remonter son canon et à tirer. Les spectateurs sont invités à encourager « leur » équipe, qu’on peut identifier par la couleur des maillots. Une vingtaine de personnes tiennent des rôles d’appui, de recrutement et de relations publiques. « De bien des façons, nous représentons les Forces canadiennes dans leur ensemble », explique l’Adjudant Dan Connor. « Nous n’imposons aucune restriction pour ce qui est de la couleur de l’uniforme, l’occupation, le sexe ou la composante du service. Si vous êtes en bonne forme et que vous êtes prêt à suivre la formation, nous vous entraînerons. » Le travail est varié, puisque les coéquipiers ne se contentent pas de courir avec les pièces de canon, ils s’occupent aussi des relations publiques, parlent en public et animent l’activité. Par le passé, l’équipe était basée à Petawawa, au 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery. Cette année, l’entraînement a lieu à Ottawa, avec la Garde de cérémonie, sous le commandement du Major Shawn McKinstry. Logée à l’Université Carleton, l’équipe s’entraîne au manège militaire du lac Dow. Sa première June 28 juin 2006
grande démonstration publique aura lieu au Tattoo royal international de la Nouvelle-Écosse, qui aura lieu du 1er au 8 juillet. L’obusier utilisé pour la course est l’obusier démontable L5, le « canon spaghetti » d’antan, qui n’est plus en service. Conçu et construit en Italie par la société OTO Melara, l’obusier devait être une arme transportable dans les régions montagneuses. Aux fins de la Course au canon, on le démonte en 12 sections et on le transporte au-dessus d’un fossé entre deux rampes au moyen de poulies, de câbles et de force musculaire brute.
« On peut voir la Course au canon comme un microcosme de l’Armée de terre », affirme le Maj McKinstry. « Essentiellement, c’est ça être soldat : ce n’est pas seulement une question d’entraînement et d’habileté, il s’agit aussi d’avoir le courage et la détermination de faire le travail et de bien le faire. La sécurité est toujours au cœur de nos préoccupations lors des exercices comme dans les opérations, mais ce qui compte avant tout, c’est d’accomplir et de réussir la mission. »
Le Maj Keene est rédacteur, journaliste et OAP de la Réserve.
The demo team re-assembles the gun before firing the first round. L’équipe de démonstration remonte le canon avant que le premier coup soit tiré.
15
Convoy drivers brave treacherous roads
By Capt Mark Peebles
KANDAHAR AIRFIELD — The hot Afghan sun was baking the soldiers in their body armour as Master Corporal James Pantel gave out his orders at the Task Force ORION vehicle compound. His soldiers would dominate the ground they would cover en route to their objectives. He went into great detail describing the actions his troops would take on ambushes and halts. It doesn’t sound like your average re-supply convoy, but Kandahar is far from average. The drivers who drive the convoys have been hit almost as much as the combat troops they supply. The truckers say their soldier skills are just as important as their driving skills. MCpl Pantel’s convoy on May 31 would re-supply the troops of B Company, as well as an artillery detachment in Panjwayi district, just west of Kandahar City. Both had been conducting combat operations against the Taliban for the past three weeks. The convoy of HLVWs and turreted G-Wagons, led by a Nyala Rg-31, headed
from Kandahar Airfield, through Kandahar City, towards Panjwayi. Local traffic was forced onto the shoulders by the military vehicles as they passed down the centre of the highway. There are no apologies for this aggressive driving: roadside bombs are given that name for a reason, and driving down the centre of the road mitigates the risk to soldiers from these Taliban booby traps. On arrival at the artillery position—a lonely, motley huddle of vehicles in the middle of a dusty plain north of the highway—the one HLVW unloaded its store of diesel, food and water to the gunners. It was there that the convoy received an intelligence report saying that it had been spotted by the Taliban, who were attempting to ambush coalition vehicles along the very highway the convoy had to travel. Corporal Donald Hookey, an HLVW driver on the convoy, admitted that driving the convoys can be ‘nerve-wracking’.“You don’t know if you are going to get hit one moment to the next,” he said.“You always get that nervous pit in your stomach when you leave—‘could this be it?’—but
once you start driving, your nerves settle a bit.” Cpl Mulugeta Tesfay, another HLVW driver in the convoy, had already been in two close calls on Kandahar’s highways.The first time, the LAV III in front of him was attacked by a suicide car bomber. The second time, a suicide car bomber attacked the convoy two vehicles in front of him.“It was unexpected. Who thinks of someone blowing himself up? It’s shocking,” he said. “You get used to it. You have to have patience and control over yourself so you don’t lose it, because the stress level is so high. The trucks have to go out 24/7.” Cpl Aaron Toole has four years’ experience as a trucker, but this is his first deployment. He said he and other truckers prepared for this tour on exercises in Wainwright with enemy forces ambushing them at every turn. Considering what they have faced so far on this deployment, he said it was time well spent.“When you are on a convoy and you get hit, you get hit no matter what your trade is,” he said. “Soldier skills are important no matter what you do outside the wire. I’ve used my soldier skills more than I thought.”
The convoy soon arrived at the Panjwayi District Centre in the town of Bazaar-e-Panjwayi, a comparatively cosmopolitan community with a main street that has four lanes at one point, and halogen lights hanging from rickety wires in shop stalls which line the thoroughfare. Afghan and Canadian soldiers mill about with a confident air, but weapons at the ready. Friendly locals offered Afghan bread—a tasty pizza dough-like mass the size and shape of a skateboard—to the soldiers as they prepared to move out again. A local vehicle had approached too close to the convoy and had ignored the warnings of the air sentry. A couple of rifle shots into the pavement in front of it, though, and the local driver got the message. The convoy, which left Kandahar Airfield just after lunch, arrived back at the base after 10 p.m. There was a sense of relief in a convoy successfully and uneventfully completed. There was also the knowledge that the next one was only a couple days away.
Les conducteurs de convois empruntent des routes parsemées d’embûches
par le Capt Mark Peebles
AÉRODROME DE KANDAHAR — Le chaud soleil afghan plombe sur les soldats en vêtements pare-balles écoutant les ordres du Caporal-chef James Pantel dans le parc de stationnement de la Force opérationnelle ORION. Les soldats « domineront » le sol qu’ils emprunteront pour atteindre leur but. Le Cplc Pantel décrit en détail les gestes que devront poser ses soldats lors des embuscades et des haltes. Ces précautions ne relèvent pas d’un convoi de ravitaillement typique; mais Kandahar n’a rien d’ordinaire. Les conducteurs de convois ont été touchés presque aussi souvent que les troupes de combat qu’ils approvisionnent. Les camionneurs affirment que leurs aptitudes de soldats sont tout aussi importantes que leurs aptitudes de conduite. Le convoi du Cplc Pantel du 31 mai devait ravitailler les troupes de la Compagnie B, de même qu’un détachement d’artillerie, installés dans le district de Pajwayi, à l’ouest de la ville de Kandahar. Les deux groupes y mènent des opérations de combat contre les talibans depuis trois semaines. Le convoi de véhicules logistiques lourds à roues (VLLR) et de G-Wagon munis de tourelles et dirigés par un RG-31 Nyala, quitte l’aérodrome de Kandahar, et traverse la ville pour se rendre vers Pajwayi. Le trafic local est écarté sur le bas-côté par les véhicules militaires qui se déplacent au centre de la route. Nul besoin d’excuser ce type de conduite agressive : les bombes en bordure de route portent bien leur nom; c’est pourquoi conduire au centre de la
route réduit le risque d’être atteint par les pièges des talibans. En arrivant à la position du détachement d’artillerie – un groupe hétéroclite de véhicules au beau milieu d’une plaine poussiéreuse au nord de la route – un VLLR a débarqué sa cargaison de diesel, de nourriture et d’eau. C’est là que le convoi reçoit un rapport du renseignement lui indiquant qu’il a été repéré par les talibans. Ceux-ci prévoient tendre une embuscade aux véhicules de la coalition qui traverseront la route que prévoit emprunter le convoi. Le Cpl Donald Hookey, un conducteur de VLLR du convoi, admet que son métier peut être « angoissant ». « On ne sait jamais à quel moment on va être atteint », dit-il. « On a toujours un nœud dans l’estomac en partant – est-ce cette fois-ci? – mais dès qu’on commence à conduire, la nervosité s’estompe un peu. » Le Cpl Mulugeta Tesfay, un autre conducteur de VLLR du convoi, a déjà frôlé le danger sur les routes de Kandahar. La première fois, le VBL III devant lui a été la cible d’un attentat à la voiture piégée. La deuxième fois, un attentat s’est produit à deux véhicules devant lui. « C’est tellement inattendu. Qui penserait que quelqu’un voudrait se ferait sauter? C’est épouvantable! Mais on s’y habitue. Il faut être patient et apprendre à garder son sang-froid, parce que le niveau de stress est vraiment élevé. Les camions doivent sortir en tout temps. » Le Cpl Aaron Toole compte quatre ans d’expérience comme camionneur. Il s’agit de son premier déploiement. Il explique que lui et les autres conducteurs de camions se sont entraînés en vue de cette affectation. À Wainwright, des exercices simulaient des attaques de forces ennemies
à chaque tournant. En repensant à ce qu’il a affronté lors de ce déploiement, il affirme que c’était du temps bien utilisé. « Lorsqu’on fait partie d’un convoi et que l’on est frappé, on est touché peu importe son métier », précise-t-il. « Les aptitudes de soldat sont importantes quel que soit notre rôle à l’extérieur du périmètre de sécurité. J’ai utilisé mes aptitudes de soldat plus que je ne l’aurais cru. » Le convoi a tôt fait d’arriver au centre du district Panjwayi, dans la ville de Bazaar-e-Panjwayi, une collectivité relativement cosmopolite dont la rue principale comporte quatre voies à un endroit. Des lampes halogènes pendillent au bout de fils dans les boutiques bordant la route. Les soldats afghans et canadiens
déambulent l’air confiant, mais leurs armes sont toujours prêtes. Des gens sympathiques offrent aux soldats, avant qu’ils ne reprennent la route, du pain afghan – une succulente masse de pâte à pizza de la taille d’une planche à roulettes. Un véhicule local s’approche trop près du convoi, ignorant les avertissements du guetteur aérien. Quelques coups de fusil tirés sur le pavé devant lui ont tôt fait de passer le message. Le convoi, qui avait quitté l’aérodrome de Kandahar après le dîner revient à la base après 22 h. On ressent un grand soulagement lorsqu’un convoi réussit sa mission sans problème. On sait toutefois que le prochain convoi partira dans quelques jours à peine.
SGT DENNIS POWER
Soldiers with a convoy check for roadside bombs during a halt on the Tirin Kowt Road. Des soldats d’un convoi scrutent le terrain afin de déceler des bombes sur la route lors d’une halte en direction de Tirin Kowt.
June 28 juin 2006